20 avril 2019 — D’après le site Exoportail, la ville de Bruxelles aurait interrompu le développement de la 5G pour des raisons de « probable nocivité » sur la santé. Le site relaie la déclaration de Céline Fremault la ministre du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargée notamment de l’environnement, qui aurait déclaré au journal belge L’Écho :
« Si depuis juillet je n’ai eu de cesse de travailler sur le dossier, avec toute une série de balises indispensables en matière de santé, aujourd’hui force est de constater qu’il est impensable pour moi de permettre l’arrivée de cette technologie si je ne peux assurer le respect des normes protégeant les citoyens. 5G ou pas. Les Bruxellois ne sont pas des souris de laboratoire dont je peux vendre la santé au prix du profit. On ne peut laisser planer de doute. »
UN ENCADREMENT
Céline Fremault ne souhaite pas arrêter l’implantation de la 5G, mais souhaite l’encadrer, à Bruxelles. Une volonté notée dans son tweet du 1er avril « Bruxelles pourra être prête en 2020 à accueillir la 5 G (le temps de tester et s’assurer que les antennes MIMO respectent les normes que je propose). Ce n’est par contre pas le cas du fédéral… »
RAYONNEMENT
Comme nous le rappelait le professeur Belpomme lors d’une interview sur btlv (à écouter : cliquez sur l’image ci-dessous), nous n’avons pas beaucoup de recul sur le rayonnement de ses ondes, mais pour lui « c’est le plus grand scandale sanitaire des vingt prochaines années ». Dans ce cas précis, il est, comme le rappelle la ministre, « impossible d’évaluer les émissions de ces nouvelles antennes, de par l’absence d’informations techniques disponibles quant au comportement des champs issus desdites antennes actives ».
Comme le souligne, au journal 20 minutes, l’entourage de la ministre Céline Frémault, « ces antennes ont la particularité de varier le champ [de leurs émissions] dans le temps, dans l’espace et en intensité, contrairement aux antennes utilisées pour les technologies 2G, 3G et 4G qui émettent des rayonnements de manière continue en intensité et dans l’espace »
UNE IMPLANTATION COMPLIQUÉE
D’autre part, l’implantation de la 5G à Bruxelles provoque des tensions entre le gouvernement fédéral et les régions pour la répartition des recettes des licences 5G. Pour les différentes parties, si elles ne trouvent pas d’accord, il n’y aura pas de déploiement. Il reviendra alors au futur gouvernement belge de mener les négociations, comme l’a rappelé Philippe de Backer, le ministre en charge des Télécoms. Les électeurs belges seront alors appelés à voter le 26 mai prochain. La suite au prochain épisode !
Bob Bellanca (btlv.fr/source Exoportail)






