Hier, nous annoncions la déclassification des dossiers OVNIs détenu par le gouvernement américain par Donald Trump. On vient d’apprendre qu’une immense base d’archives déclassifiées a disparu le lendemain même où le président a ordonné la publication de tous les documents relatifs aux ovnis.
Le site Black Vault, géré par l’ufologue et chercheur John Greenewald Jr, aurait perdu son serveur principal le 20 février. Cette perte a entraîné l’effacement de plusieurs centaines de gigaoctets de données concernant les OVNIs, des projets de la CIA qui avaient été déclassifiés, ainsi que des éléments en lien avec l’assassinat de John F. Kennedy (JFK).
John Greenewald a diffusé cette information sur internet, précisant que les droits d’accès à certains répertoires du serveur, les systèmes de contrôle d’accès et de modification, ainsi que les journaux de propriété des fichiers avaient été changés sans raison apparente.
UNE BASE DE DONNÉES OVNIs CONSIDÉRABLE
Le site Black Vault est devenu une source essentielle pour ceux qui souhaitent découvrir ce que le gouvernement a secrètement publié au cours des 80 dernières années et notamment sur le sujet OVNI.
Depuis 30 ans, son dirigeant s’emploie à rassembler des données sur des programmes secrets et des événements peu connus, suggérant que les États-Unis ont mené des opérations ultra-secrètes pour récupérer et utiliser des technologies extraterrestres.
Le site propose une vaste collection de documents déclassifiés accessibles au public, comprenant des rapports de bases militaires, des témoignages, ainsi que des instructions de la CIA des années 1940 et 1950, publiées sans que le grand public en soit informé. Le chercheur a également rendu public chaque fois que des demandes d’accès à l’information (FOIA) avaient été renvoyées par la CIA, le FBI et d’autres agences gouvernementales, souvent sans réponse ou avec très peu de réponses.
HASARD OU SABOTAGE ?
Selon John Greenewald, l’effacement des données est survenu peu de temps après l’annonce historique du président, qui avait donné l’ordre au Pentagone de rendre public tout document « concernant la vie extraterrestre, les phénomènes aériens non identifiés (PAN) et les objets volants non identifiés (OVNI) ».
Dans un message diffusé sur X, le chercheur a indiqué qu’il ne soupçonnait pas complètement un acte criminel, mais il a souligné qu’il ne pouvait pas écarter cette hypothèse en raison des informations étranges reçues de l’hébergeur du site.
Le chercheur a écrit samedi : « Ils n’avaient aucune idée de ce qui s’était passé, et de leur côté, ils ont dit qu’il s’agissait d’une suppression, pas d’une corruption ».
En d’autres termes, tous les fichiers du serveur de Black Vault ont été délibérément effacés par une personne ou un groupe, supprimant tous les documents diffusés par la CIA et d’autres organisations. Cependant, le site n’a pas été complètement fermé pour éviter que les systèmes d’alerte ne s’activent tout de suite.
À QUEL JEU JOUE LES AGENCES DE RENSEIGNEMENT ?
Récemment encore, les autorités américaines avaient toujours rejeté l’idée que des ovnis ou des extraterrestres existent, soutenant pendant des années qu’il n’y avait jamais eu de preuve tangible de l’atterrissage sur Terre d’un être venu d’ailleurs.
Le 19 février, Trump a émis un décret en lien avec ses critiques publiques de l’ancien président Barack Obama. Ce dernier avait déclaré dans une interview que des extraterrestres existaient, ce à quoi Trump a répondu en accusant le 44e président de divulguer des « informations confidentielles ».
Greenewald, qui a déjà fait plus de 11 000 demandes auprès des autorités américaines pour obtenir des documents, y compris des rapports déclassifiés concernant l’atterrissage présumé d’un OVNI à Roswell en 1947, est au centre de cette affaire. Ses investigations ont révélé des preuves écrites montrant que les administrations précédentes et les agences de renseignement avaient constitué des équipes secrètes avec des scientifiques et des militaires de haut rang pour examiner les incidents liés aux OVNI.
Ces équipes incluaient le Majestic 12 (MJ-12), qui aurait été constitué suite au crash de Roswell. Pendant plus de 20 ans, ce bureau aurait, et c’est à prendre avec des pincettes, enquêté sur des observations de vaisseaux spatiaux extraterrestres, manipulé des technologies d’origine non humaine, et tenté de communiquer avec des êtres venus d’ailleurs.
DES FICHIERS RÉCUPERABLES ?
Le dirigeant de The Black Vault a découvert que les 3,8 millions de fichiers avaient, toutefois, été sauvegardés dans des lieux sécurisés, permettant la restauration rapide du site après la suppression mystérieuse des fichiers.
Le chercheur a partagé sur X : « C’est un avertissement sévère pour tous, y compris moi. Faites des copies de sauvegarde. Gardez-les à divers endroits. Et ne laissez jamais la peur vous paralyser, peu importe ce qui se présente à vous, peu importe ce que nous avons pu anticiper. »
Interrogé sur cet incident, John Greenewald semblait plus mesuré sur ses accusations et a expliqué que cela aurait été dû à une « maintenance de serveur très bizarre (…) selon moi, le fournisseur d’hébergement a réalisé une maintenance serveur à un moment très inopportun, et cela a mal tourné. »
Il a poursuivi en disant : « Ils ont ignoré le problème, et lorsque je l’ai remarqué, ils ont refusé de prendre leurs responsabilités. Il n’y avait pas de moyen de prouver de manière exhaustive ce qui s’était passé et qui en était responsable. Je pourrais me tromper, bien sûr. Peut-être que c’est un acte criminel ? Je ne peux pas l’écarter. »
Sur les plateformes de médias sociaux, beaucoup ont fait remarquer que les précédentes divulgations de documents concernant l’assassinat de JFK et les dossiers de Jeffrey Epstein avaient toutes deux été largement expurgées, ne fournissant aucune preuve concluante. Pour ne rien manquer de l’actualité liée au phénomène OVNI, inscrivez-vous à la newsletter btlv.
Bob Bellanca (rédaction btlv source The Black Vault – photo home page @btlv via adobe stock)







