Les premiers cas d’enlèvements par des extraterrestres remonte aux années 60. Entre mythe et réalité, comment être sûr de ce qui est raconté ?
« Abduction » est le terme utilisé en ufologie (étude des objets volants non identifiés et phénomènes extraterrestres) pour désigner cette expérience. Le premier cas est raconté en 1961, aux États-Unis. Betty Hill, accompagnée de son mari Barney, décrit une expérience insolite : alors qu’ils roulent en pleine nuit, ils affirment avoir été capturés à bord d’un vaisseau. Betty se souvient d’un examen médical : « Ils m’ont retournée sur le dos et j’ai vu que la personne qui m’examinait tenait à la main une très longue aiguille. J’ai bien regardé cette aiguille. Elle était plus grosse que toutes celles que j’avais vues auparavant » déclare-t-elle à l’époque.
Ce récit marque un tournant et certains spécialistes psychiatriques y voient un fantasme partagé, influencé par leur environnement et des peurs inconscientes.
LES CAS D’ABDUCTIONS SE MULTIPLIENT
Depuis, les témoignages d’abductions se multiplient : lumière intense, paralysie soudaine, êtres humanoïdes, manipulations médicales, puis réveil et retour à la normale sans explication.
Certains cas, plus étranges, interrogent. Des témoins disent vivre ces expériences à plusieurs reprises, parfois dès l’enfance. D’autres indiquent des marques sur leur corps ou des souvenirs apparus sous hypnose.
DES EXPLICATIONS RATIONNELLES FACE À CES ENLÈVEMENTS
Face à ces affirmations, les scientifiques proposent des hypothèses psychologiques et physiologiques. La paralysie du sommeil, notamment, peut provoquer une incapacité à bouger ou parler, des hallucinations visuelles et auditives ou encore de l’angoisse.
De même, des médecins comme le psychiatre Benjamin Simon qui a suivi le couple Hill, relèvent dans ces divers témoignages des scénarios typiques d’un enlèvement. Selon eux, ils pourraient refléter un traumatisme enfoui, un conflit intérieur ou un besoin inconscient de mise en scène.
Un rapport du Royal College of Anaesthetists évoque des accidents d’anesthésie, comme le soulignerait le témoignage de Betty Hill où elle se souvient de l’aiguille. D’après Courrier international, ces phénomènes pourraient aussi résulter de mécanismes de défense du cerveau face à des situations extrêmes. En l’absence d’explications rationnelles, l’esprit créerait des récits cohérents, profondément ancrés, au point de devenir indiscutables pour ceux qui les vivent.
Cependant, certaines recherches, comme celles menées par Sébastien Duijdam dans son documentaire Les Ailleurs, montrent que de nombreux témoins n’ont aucun antécédent médical ou psychiatrique. Ils ne cherchent pas la notoriété, mais expriment un besoin de comprendre ce qu’ils ont vécu. En parallèle, la France a connu plusieurs cas de rencontres rapprochées, souvent confondues avec les abductions.
Contrairement aux enlèvements, ces rencontres impliquent l’observation d’objets au sol ou dans le ciel, parfois avec la présence d’êtres non identifiés, mais sans capture ni manipulation du témoin. Nombreux sont les pilotes qui décrivent des rencontres : perte des repères, objets volants aux comportements anormaux, voire sensation de contrôle extérieur. L’un des cas les plus connus se déroule à Valensole dans les années 60, où l’agriculteur Maurice Masse, aperçoit deux êtres humanoïdes et une soucoupe volante dans son champ. Il n’est pas enlevé, mais reste marqué par l’événement. Afin d’en apprendre plus sur l’ufologie, inscrivez-vous à la newsletter de BTLV.
Emma Lorsery (rédaction btlv source btlv – photo home page @BTLV)








