De plus en plus de témoignages évoquent l’Expérience de Mort Imminente (EMI). Mais s’agit-il d’un phénomène neurologique, ou d’un vrai contact avec une autre dimension ?
Une expérience de mort imminente se produit généralement lors d’un arrêt cardiaque, d’un coma ou d’un accident grave. Les scénarios qui reviennent le plus souvent dans les témoignages sont la décorporation (sensation de flottement au-dessus du corps), traversée d’un tunnel lumineux, perception d’une lumière intense, ou encore rencontre avec des proches décédés. Les témoins reviennent souvent marqués par un sentiment de paix, une transformation ou encore une vision différente de la mort.
Les neurosciences proposent plusieurs pistes d’explication. Selon les scientifiques, le cerveau libérerait, dans des situations extrêmes, un « sursaut d’activité » électrique, même après l’arrêt du cœur. Cela pourrait créer des hallucinations cohérentes, notamment des visions lumineuses ou ces fameuses impressions de flottement. Le manque d’oxygène ou la DMT (une molécule naturellement produite par le cerveau) sont également cités comme facteurs déclencheurs.
Mais ces hypothèses n’expliquent pas tout. Raymond Moody, psychiatre américain et auteur du livre La vie après la vie, a recueilli des centaines de récits d’EMI dès les années 1970. Il regroupe de nombreux points communs : sortie du corps et vision de celui-ci, sensation de bien-être, dialogue télépathique avec une « présence ». Cette être peut être un guide, un proche défunt, ou parfois Dieu. Une appellation qui diffère selon les croyances de la personne. Il note aussi une « revue » complète de la vie : décisions, souvenirs… et parfois la perception de scènes précises. Des patients ont par exemple entendu la conversation des médecins pendant l’opération.
EXPÉRIENCE DE MORT IMMINENTE : UN PHÉNOMÈNE RÉEL ?
Ces éléments interrogent : comment expliquer la cohérence de ces récits, malgré la différence de cultures, de religions ou de mode de vie ? Pourquoi autant de personnes en sortent changées, souvent plus altruistes et détachées de la peur de la mort ?
Aujourd’hui, une partie des scientifiques reste prudente et parle d’un « bug du cerveau ». D’autres chercheurs, les soignants, évoquent la possibilité d’une conscience, indépendante de celui-ci. Ce serait donc un signe qu’elle survive à la mort clinique. Certains suggèrent un temps d’écoute, pour que les patients puissent raconter aux soignants ce qu’ils ont ressenti, car beaucoup n’osent pas parler.
Si vous pensez ou avez vécu une EMI, vous pouvez en témoigner dans notre libre antenne 01 86 22 21 20. Pour découvrir plus de contenu sur le sujet, inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter.
Emma Lorsery – (Rédaction BTLV – Source BTLV – photo home page @BTLV)







