Mardi 30 janvier : Tests sur des singes et sur des humains, quand trois groupes automobiles enchainent les erreurs.
Coup dur pour Volkswagen, BMW et Daimler, membres fondateurs du Groupe européen de recherche sur l’environnement et la santé dans le secteur des transports (EUGT). Jeudi, The New York Times révélait les pratiques du laboratoire d’Albuquerque (grande ville du Nouveau-Mexique, aux États-Unis) qui pratiquait des expérimentations sur des primates en 2014. Les chercheurs américains ont enfermé 10 singes pendant 4 heures, les soumettant à la fumée émise par une voiture de Volkswagen pendant qu’ils regardaient des dessins animés. Financée par l’EUGT, l’étude avait pour but de prouver que les émissions de gaz n’étaient pas nocives pour la santé. Le contraire aurait été étonnant.
Scandale après scandale
Après le New York Times, c’est au tour de deux quotidiens allemands, la Süddeutsche Zeitung et la Stuttgarter Zeitung, d’exposer un autre scandale. L’institut hospitalier d’Aix-la-Chapelle a tenté de mesurer l’impact du dioxyde d’azote sur la santé entre 2013 et 2014. Ainsi, 25 personnes en bonne santé ont inhalé ce gaz à des concentrations différentes pour au final ne révéler aucun « effet significatif » sur l’organisme. L’EUGT se trouve une nouvelle fois derrière cette affaire, mais comme le souligne l’Institut, cette étude « n’a rien à voir avec le scandale du diesel » et des expérimentations sur les singes.

L’indignation de l’opinion publique
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Volkswagen s’est excusé publiquement et a assuré prendre « ses distances avec toute forme de maltraitance d’animaux ». Le porte-parole de Daimler a également ajouté que le groupe automobile était « consterné par l’ampleur des études et leur mise en œuvre ». Le ministre de l’Économie de Basse-Saxe et également actionnaire de Volkswagen, Bernd Althusmann, condamne ces actions et les qualifie d’« absurdes et inexcusables ». Les responsables seront lourdement sanctionnés et une enquête va être ouverte.
Noémie Perrin (btlv.fr / sources N.Y Times, Süddeutsche Zeitung)





