31 janvier 2018 : 22 millions de $, c’est la somme reversée dans le Programme avancé d’identification des menaces aériennes (AATIP) par le Département de la Défense. Mais que se cache-t-il vraiment sous ce nom ?
En 2007 naît l’Advanced Aerospace Threat Identification Program, le fameux AATIP, et est largement financé à ses débuts à la suite de la demande d’Harry Reid, le démocrate du Nevada, avant d’être interrompu en 2012. A sa tête, Luis Elizondo, un officier du renseignement militaire, qui a démissionné pour créer un groupe de recherche « To the Stars ». La majeure partie des fonds allait directement à une entreprise de recherche dans l’aérospatiale, dirigée par Robert Bigelow, qui collabore actuellement avec la NASA pour mettre au point un engin extensible à utiliser dans l’espace.
Les vidéos passées au crible
The New York Times a mis en lumière quelques détails du programme. Ainsi les apparitions d’avions se déplaçant à grande vitesse sans propulsion apparente ont été soigneusement répertoriées. Des vidéos ayant filmé des rencontres entre les avions de l’armée américaine et les objets non identifiés ont également été étudiées. Mais attention, ne pas savoir la provenance d’un objet ne signifie pas forcément que cela est d’origine extraterrestre. C’est ce que Sara Seager, une astrophysicienne du M.I.T., tient à préciser. « Quand les gens affirment observer des phénomènes inhabituels, des fois ça vaut le coup d’enquêter sérieusement », mais pas tout le temps. Il faut bien garder en tête que la Terre nous cache encore quelques secrets. James E. Oberg, un ancien ingénieur des navettes spatiales de la NASA, ajoute également que beaucoup de personnes « sont actives dans le ciel et ne veulent pas que les autres soient au courant. »

Entre études et enquêtes
L’entreprise de M. Bigelow s’est délocalisée à Las Vegas afin de stocker des alliages métalliques et autres matériaux qui proviendraient d’objets volants non identifiés. Des recherches ont été menées sur des personnes qui auraient été au contact de ces fameux objets afin de voir un quelconque changement sur le corps humain. Des militaires américains ont également témoigné après avoir observé des phénomènes étranges. Mais les témoins sont encore frileux et hésitent à se confier. C’est ce que déplore Rober Bigelow, « Internationalement, nous sommes très en retard sur ce sujet. […] Nos scientifiques ont peur d’être ostracisés, et nos médias ont peur d’être stigmatisés. La Chine et la Russie sont beaucoup plus ouvertes et travaillent avec d’énormes organismes dans leur pays respectif. Des plus petits comme la Belgique, la France, l’Angleterre ou le Chili sont aussi plus ouverts. Ils sont très actifs et disposés à discuter du sujet, au lieu d’être freinés par un tabou juvénile. » Venez donc chez btlv, M. Bigelow, nous serons ravis d’en parler avec vous.
Noémie Perrin (btlv.fr/source N.Y Times)





