15 février 2018 : Depuis toujours, l’homme cherche le secret de l’immortalité. Les alchimistes les plus célèbres comme Nicolas Flamel ont dit avoir trouvé la fameuse pierre philosophale.
Toutefois, à ce jour, personne ne peut vérifier si M. Flamel est toujours parmi nous, bien que lors d’une exhumation sauvage, son corps ne fut pas retrouvé dans sa tombe. Malgré tout, l’immortalité a toujours été au cœur de nos préoccupations et notamment chez les plus fortunés d’entre nous, qui sont face à la seule chose qu’ils ne peuvent pas acheter. Cela va peut-être changer. Pour cela, il faut observer les chauves-souris. Si habituellement ces petits rongeurs ont une durée de 2 à 8 ans, une Myotis brandtii capturée en 2005 affichait 41 ans au compteur.
QUEL EST SON SECRET ?
Objet de nombreuses recherches, la chauve-souris renfermerait peut-être le secret de la vie éternelle, d’autant que le cancer ne peut les atteindre. D’après une étude internationale publiée le 7 février dernier, dans la revue Sciences Advances, et pour comprendre le vieillissement, il faut regarder du côté des télomères, qui se trouvent à l’extrémité des chromosomes. Chez tous les individus, ils rétrécissent lorsqu’une cellule se divise, déclenchant alors le processus de vieillissement, pas chez cet animal. Pour arriver à ce résultat, les scientifiques du projet « AGELESS » ont décomposé l’ADN de près de 500 spécimens de chauves-souris de quatre races différentes. Comme le démontre Emma Teeling, principale auteure de l’étude et biologiste à l’Université de Dublin (Irlande), les chauves-souris « ne montrent aucun signe de cette télomérase, mais auraient développé un processus unique qui allonge leurs chromosomes, sans induire le cancer ».

LE BUT ULTIME
Si cette découverte est des plus fascinante, quelle possibilité engendre-t-elle pour l’homme ? En comprenant mieux les caractéristiques de la chauve-souris, l’étude montre aussi que l’animal vieillit en très bonne santé. Tout cela peut nous laisser espérer une application à l’être humain d’une telle capacité, même si éthiquement, cela semble très compliqué à faire accepter.
DE PLUS EN PLUS DE VIEUX
D’après les estimations de l’OMS (NDLR : Organisation mondiale de la santé), l’humanité sera composée de deux milliards de vieillards en 2050. Des plus de 60 ans qui souffriront inévitablement de problèmes de santé. Voilà pourquoi, l’excitation est palpable chez les chercheurs qui espèrent, un jour, empêcher l’apparition des maladies liées à l’âge.
Bob Bellanca (btlv.fr/sources Reuters & Newsweek)





