Le Bigfoot pourrait bien révéler une dimension insoupçonnée, selon plusieurs experts de renom, dont le professeur Jeff Meldrum de l’Université d’État de l’Idaho, la célèbre créature à l’allure simiesque pourrait en réalité être une femelle dotée d’un fort instinct maternel.
Les preuves, accumulées au fil des années par des passionnés du phénomène, vont bien au-delà des simples témoignages. Empreintes de pas de tailles diverses, zones de nidification mystérieuses et récits de rencontres impliquant des enfants renforcent la thèse d’une créature curieuse et bienveillante, loin du monstre terrifiant des histoires de feu de camp.
Un indice de taille alimente cette hypothèse : la découverte, dans des zones boisées reculées, de véritables « pouponnières » tissées avec soin. Selon la chercheuse Amy Bue, ces nids construits avec une étonnante complexité sont trop élaborés pour être l’œuvre d’animaux connus comme les ours. Des anthropologues et spécialistes des primates consultés estiment que leur agencement pourrait correspondre à un usage maternel, abritant potentiellement des jeunes Bigfoots.
DES RENCONTRES TROUBLANTES AVEC DES ENFANTS
Plusieurs récits convergent : des familles vivant ou campant en pleine nature affirment avoir été observées, souvent de nuit, par une silhouette massive. Dans plusieurs cas, la créature semblait particulièrement captivée par les enfants jouant à proximité.
L’un des témoignages les plus marquants rapportés par Meldrum raconte l’histoire d’une fillette jouant avec un ballon de football. Lorsque celui-ci a disparu dans les buissons, il est mystérieusement revenu, comme lancé par une présence invisible. Peu après, des empreintes inhabituelles ont été retrouvées dans les environs. « La créature n’était pas hostile. Elle était curieuse, peut-être même protectrice », avance l’expert.
Le film emblématique de Patterson-Gimlin, tourné en 1967 et souvent utilisé comme référence dans la communauté, montrerait selon Meldrum une femelle Bigfoot. L’analyse des empreintes retrouvées sur les lieux appuierait cette conclusion, avec notamment la découverte de traces plus petites accompagnant celles du spécimen principal potentiellement celles de ses petits. « Ces empreintes sont cohérentes sur des décennies. On retrouve parfois les mêmes motifs sur une période de 20 à 30 ans dans des zones spécifiques », explique Meldrum, qui possède aujourd’hui plus de 300 moulages de ces traces.
Pourquoi Bigfoot demeure-t-il si insaisissable ? Pour Meldrum, la réponse tient à sa rareté. « Pour chaque 200 ours noirs dans une région, il n’y aurait peut-être qu’un seul Sasquatch. » Il avance également que la nature solitaire de l’espèce, et son mode de reproduction espacé à l’image des orangs-outans – contribuent à la rareté des observations.
Quant aux cris puissants parfois enregistrés dans la nature, ils pourraient selon lui être un moyen de communication entre individus, sur de longues distances. « Ces hurlements rauques sont probablement utilisés par les mâles pour signaler leur présence. Mais la plupart des traces que nous avons, ce sont les femelles qui les laissent. »
À défaut d’une preuve irréfutable, l’hypothèse d’un Bigfoot femelle au comportement maternel invite à reconsidérer la figure du Sasquatch, trop souvent réduite à un mythe ou à une source de frissons. Pour les chercheurs comme Meldrum, la vérité pourrait se trouver quelque part entre science, observation et transmission orale. Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter pour être informé(e) de toute notre actualité.
Valentin Rican (rédaction btlv source Daily Mail)







