16 octobre 2023 – Nous vous en avions déjà parlé dans un article du 27 juin dernier l’astronome de Harvard Avi Loeb et son collaborateur avaient découvert des sphères métalliques au fond de l’océan qui selon eux pourraient être d’origine extraterrestre. A ce sujet, ils viennent de publier les résultats d’une nouvelle analyse de ces petites « sphères ».
POUR RAPPEL
Tout commence en 2014, lorsqu’une météorite appelée IM1 a traversé l’atmosphère terrestre en devenant le premier objet interstellaire connu à s’écraser sur notre planète.
En juin dernier, Avi Loeb, célèbre pour ses recherches incessantes de preuves scientifiques de l’existence des extraterrestres, a lancé une expédition pour récupérer des fragments d’IM1 dans l’océan Pacifique, près de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, où l’on a vu une explosion dans le ciel et quelque chose tomber dans l’eau.

Crédit photo / @Avi Loeb
Dans ce contexte, l’équipe a utilisé un traîneau magnétique pour récupérer de minuscules « sphères » métalliques. Après les premières analyses, Avi Loeb en a conclu qu’elles étaient bien « extrasolaires » donc interstellaires.
Dans un communiqué, l’équipe a écrit que les sphères contiennent un excès d’éléments, comme du béryllium, du lanthane et de l’uranium, « jusqu’à trois ordres de grandeur par rapport à la norme du système solaire » par rapport aux autres météorites pierreuses.
ENVOYÉ PAR QUI ?
Mais le mystère le plus important à résoudre pour Abi Loeb est la provenance de IM1. L’objet a-t-il été envoyé par une intelligence extraterrestre ou non ? et s’agissait-il d’un objet fabriqué artificiellement ou naturel ?
Selon une nouvelle étude préimprimée publiée en ligne par Avi Loeb et Michael McLeod, chercheur postdoctoral au Centre d’astrophysique | Harvard & Smithsonian, les propriétés d’IM1 « peuvent s’expliquer naturellement par la perturbation des marées de planètes rocheuses sur des orbites très excentriques autour des étoiles les plus courantes, les naines M ».
L’article qui, selon Avi Loeb, a été soumis pour publication dans The Astrophysical Journal note que des études antérieures ont montré que certaines étoiles naines blanches contiennent des métaux dans leur atmosphère. Ces petites « sphères » pourraient être des restes de planètes rocheuses passées trop près d’une étoile ayant subi une forme de perturbation des marées.
« Cela signifie-t-il qu’IM1 est définitivement issu d’un environnement astrophysique naturel et n’était pas un météore technologique de type Voyager fabriqué par une autre civilisation ? Nous n’en sommes pas sûrs », a déclaré Avi Loeb dans un communiqué.
« Notre prochaine expédition dans l’océan Pacifique vise à retrouver des morceaux plus gros d’IM1 et à vérifier s’il s’agissait d’un rocher ou d’un objet plus exotique. Tant que nous n’aurons pas trouvé de plus gros morceaux d’IM1, nous ne connaîtrons pas avec certitude son origine…L’abondance accrue d’éléments rares aurait pu servir un objectif technologique. Par exemple, le lanthane aurait pu être fondu à partir de semi-conducteurs et l’uranium aurait pu être utilisé comme combustible dans un réacteur à fission. Mais nos calculs dans le nouvel article fournissent un contexte raisonnable pour expliquer les morceaux de roche le long du chemin d’IM1 ».
On voit bien ici que le travail de l’équipe de Avi Loeb est loin d’être terminé. Il prévoit une nouvelle expédition sur le site IM1 d’ici neuf mois : « Nous développons actuellement les outils nécessaires pour trouver des morceaux plus gros d’IM1. En parallèle, nous continuons à analyser les petites sphères restantes que nous avons récupérées lors de la première expédition, y compris les isotopes qui pourraient nous aider à dater l’âge de leur matière ».
Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)





