(MYSTÈRE) Les scientifiques croient-ils en la fin du monde ?

12 février 2021

11 février 2021 – Même si la plupart des scientifiques s’éloignent de la conception biblique d’une fin du monde détruisant le vieux « système de choses » sur terre après le jugement dernier, beaucoup d’entre eux n’écartent pas la théorie d’une fin des temps.

En fait, les scénarios de fin de l’univers sont variés mais l’on peut néanmoins en repérer cinq fondés sur des recherches et des arguments scientifiques.

UN NOUVEAU BIG-BANG

Le premier scénario envisagé par les astrophysiciens est celui du « Big Crunch », ou grand effondrement. Après une période d’expansion, l’univers s’effondrerait sur lui-même pour atteindre un état extrêmement dense et chaud semblable à celui de son début : le big bang. La force gravitationnelle s’opposerait à la dilatation de l’espace et le résultat de ce bras de fer dépendrait de la densité moyenne de la matière dans l’espace. Selon cette théorie, c’est la gravité qui l’emporterait sur l’expansion.

Pourtant, cette conception est remise en cause à partir de 1998 lorsque des chercheurs prouvent que l’expansion va en s’accélérant. Il y aurait apparemment un ingrédient inconnu, une énigmatique « énergie noire ».

THÉORIE DU « BIG FREEZE »

Une autre hypothèse est donc envisagée : celle du « Big Freeze », ou Mort Thermique, étudiée depuis de nombreuses années par théoricien américain, Matt Caplan. Sous l’effet, de de l’expansion, le cosmos deviendrait de plus en plus froid et de moins en moins dense et ne parviendrait plus à former des galaxies donnant naissances à de nouvelles étoiles.

Il y aurait « une explosion fantastique d’étoiles inconnues jusqu’alors, appelées naines noires ». Ce chercheur de l’université d’État de l’Illinois (États Unis) vient de publier ses travaux dans la revue britannique MNRAS (Comptes rendus mensuels de la société royale d’astronomie).  Il décrit, à l’aide de multiples lois de la physique, le dernier événement astrophysique de l’univers auquel aucun humain n’assistera sans doute jamais puisque qu’il surviendrait dans un temps hors de toute imagination humaine, proche de l’éternité ! Il s’agirait de monstrueuses explosions avant que l’univers ne se fige dans un grand gel.» « L’univers prendra fin dans 101100 années par un gigantesque feu d’artifice ! ».

TROIS SCÉNARIOS DE PLUS

Trois autres scénarios moins probables mais tout aussi « big » et scientifiques sont proposés par d’autres astrophysiciens !

Le « Big Slurp » ou la Grande Absorption : une région de l’univers la plus stable serait « avalée par une autre », à n’importe quel moment et à « la vitesse de la lumière », selon Alain Riazuelo, chercheur à l’Institut d’astrophysique de Paris. « Le « slurp » viendrait de « l’intérieur » en quelque sorte, et pas d’une collision extérieure ».

Le Big Rip ou Grande Déchirure ne prévoirait pas un destin moins funeste ! il s’agirait d’un gigantesque écartèlement : la force à l’origine de l’expansion actuelle de l’univers se renforcerait au fil du temps, finissant par tout dilater, tout éparpiller, jusqu’aux atomes eux-mêmes, tel un puzzle monumental ! C’est une option que ne rejette pas non plus Alain Riazuelo.

Enfin, une dernière hypothèse moins tragique serait le « Big Bounce » ou Grand Rebond. Après une phase d’expansion, l’univers ferait machine arrière. Mais contrairement au Big Crunch, c’est un « univers tout neuf qui jaillirait de ce nouveau Big Bang » ! Malheureusement, il semblerait que pour l’instant, notre univers n’en prenne pas le chemin car l’expansion s’accélère. Pour inverser la tendance, il faudrait que la force qui dilate l’univers change totalement de nature, mais pour le moment, les chercheurs en savent trop peu sur elle pour faire des spéculations…

UN CYCLE DE DESTRUCTIONS

Si toutes ces théories ne nous renseignent pas d’une façon très précise sur notre avenir et celui de la fin de l’univers, il n’en demeure pas moins, qu’elles sont intéressantes car elles permettent de réfléchir sur ce qui a pu se produire au début de l’univers pendant le Big Bang. Tous les chercheurs font alors appel à la physique quantique et renouvellent les hypothèses notamment celle de la « gravitation quantique à boucles » L’’américain Lee Smolin et l’italien Carlo Rovelli postulent ainsi un espace-temps quantifié, « le quantum d’espace ne pouvant descendre en dessous de 1035 mètres. L’univers à ces débuts pourrait donc être « étroit mais pas infiniment petit ».

En suivant ce scénario jusqu’au bout, les chercheurs en arrivent à la conclusion que… le Big Bang pourrait ne pas avoir eu lieu ! L’univers serait issu « du stade final d’un précédent en contraction ».

Nous pouvons par conséquent nous demander dans quelle mesure notre univers ne serait pas l’ancêtre à son tour d’un prochain cosmos !

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

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