4 février 2020 — En 1922, le 31 mars, Einstein vient à Paris. Tous les journaux titrent : « Einstein à Paris. Le temps n’existe pas » ou « Le temps n’est plus ».
Un mois avant sa mort,monsieur Einstein nous laisse une lettre datée du 21 mars 1955 dans laquelle on peut lire : « La distinction entre passé, présent et futur ne garde que la valeur d’une illusion, si tenace soit-elle. » Albert Einstein était déjà convaincu que le temps n’était qu’une illusion. Kant disait également quelques dizaines d’années avant « le temps est une illusion ».
Thibault Damour, physicien français et médaillé d’or du CNRS en 2017, revient sur la théorie de larelativité restreinte de 1905 pour nos dire que l’écoulement du temps est une sensation non fondée.
Les souvenirs seraient à la base de notre perception du temps qui s’accumule ?
En effet, la 2e loi de la thermodynamique propose un état de l’univers dans le passé probablement ordonné qui tend à se désordonner.
Le cerveau ressent ce passage de l’ordre au désordreet nous donne une impression d’écoulement du temps.
Même les dictionnaires ont du mal à définir le temps.
Ce dernier ne serait que la quatrième dimension de l’espace-tempset comme le précisentégalement plusieurs scientifiques de notre temps, le futur serait déjà écrit.
Pour donner à notre cortex cérébral une façon de comprendre le temps qui n’en a pas (de temps), nous pouvons en arriver à cette la métaphore suivante :
Chaque page d’un livre, aussi indépendante soit-elle l’une del’autre, coexiste en même temps, même si l’histoire avance au cours du roman.
Thierry Penin (rédaction btlv.fr/source/collège de France)





