15 novembre 2018 : Le gouvernement espagnol a annoncé hier un plan d’action contre les pratiques qualifiées de “pseudo-thérapies” telles que l’homéopathie ou l’acupuncture, accusées de représenter un risque pour la santé.
Le but de ce plan, présenté par les ministres des Sciences et de la Santé, est “d’éviter les effets nocifs potentiels” de ces pratiques “lorsqu’elles sont utilisées de manière alternative ou complémentaire à des traitements”, fondés eux “sur des preuves et la rigueur scientifique”, a indiqué le gouvernement socialiste dans un communiqué.
“Beaucoup de personnes croient encore que certains traitements sont efficaces bien qu’ils ne soient pas corroborés par les preuves scientifiques disponibles: 59,8% croit en l’utilité thérapeutique de l’acupuncture et 52,7% considère que les produits homéopathiques sont efficaces”, souligne notamment l’exécutif en citant une enquête de 2016.
“PSEUDO-THÉRAPIES”
Le gouvernement souhaite donc “éliminer” ces pratiques des centres de soins publics et privés, et s’assurer que “tous” les soins soient prodigués par des professionnels “reconnus”. Le plan prévoit également “des mesures pour éviter l’enseignement des pseudosciences dans les universités espagnoles”, en développant des “alliances” avec les doyens, les recteurs ou encore les régions espagnoles pour ne pas décerner des diplômes liés à ces activités.
Madrid veut par ailleurs modifier la loi pour “combattre la publicité mensongère” entourant ces “pseudo-thérapies” sur internet et les réseaux sociaux. “Il est essentiel que la société soit au fait de la connaissance scientifique pour pouvoir prendre de meilleures décisions personnelles et collectives”, a affirmé le ministre des Sciences Pedro Duque sur Twitter.
Les médias espagnols se sont fait récemment l’écho de personnes décédées après avoir tenté de traiter de sévères pathologies à l’aide de médecines alternatives comme la naturopathie.
Rédaction BTLV (source AFP)





