5 juin 2018 : Il y a un an, une exolune était en passe d’être repérée autour de l’étoile Kepler-1625. Aujourd’hui, 121 planètes géantes susceptibles de posséder une ou plusieurs lunes viennent d’être identifiées.
S’il est commun de rechercher de la vie sur d’autres planètes, il est un peu plus rare de prospecter sur d’autres lunes. Détecter une exoplanète est déjà compliqué, mais la détection d’une lune extrasolaire (ou exolune) l’est encore plus. Et pourtant, les exolunes deviennent de plus en plus une piste de recherche importante dans l’optique de trouver des traces d’une vie extraterrestre. Dans un article paru dans The Astrophysical Journal, des chercheurs de l’Université de Californie, de Riverside et de l’Université du Queensland du Sud annoncent avoir identifié plus de 100 planètes géantes susceptibles de posséder des lunes, indique le site UCR Today. « Inclure les exolunes rocheuses dans nos recherches de vie dans l’espace va considérablement élargir notre champ de recherche », explique le professeur Stephen Kane.
CHERCHER DES SIGNES DE VIE
Pour l’instant, les chercheurs vont se focaliser sur les 121 planètes gazeuses géantes identifiées dans des zones d’habitabilité de leur étoile, toutes susceptibles d’abriter plusieurs lunes sur leur orbite. « Nos prochaines études aideront à orienter les futurs télescopes pour que nous puissions détecter ces lunes, étudier leurs propriétés et y chercher des signes de vie », décrit Michelle Hill, étudiante à l’université du Queensland du Sud, collaboratrice de Stephen Kane.
Une exolune est une lune en orbite autour d’une exoplanète. Dernièrement, 1 780 exoplanètes avaient été détectées. Il y en a de toutes les tailles et de toutes les masses. L’an dernier, cette même revue du Astrophysical Journal annonçait qu’une équipe d’astronomes dirigée par David Kipping chercheurs de l’Université de Columbia avaient, après analyses des données renvoyées par Kepler, trouvé des preuves solides suggérant l’existence d’une lune orbitant autour d’une exoplanète, elle-même en orbite autour d’une étoile appelée Kepler-1625, située à environ 4 000 années-lumière.
Thibault Girardet (btlv.fr/Source UCR Today)





