Vielle de plus de 4500 ans et haute d’environ 60 mètres, la pyramide de Mykérinos du roi Menkaure, est la plus petite des pyramides qui composent le célèbre complexe de Gizeh.
Certains archéologues ont longtemps soutenu l’existence d’espaces cachés à l’intérieur de ces structures, peut-être même des tombes et des chambres au trésor encore inconnues. Il n’avaient peut-être pas tout à fait tort car de nouveaux examens ont révélé des « vides » anormaux dissimulés dans les murs de cette merveille architecturale antique.
La pyramide, qui est la plus petites des trois pyramides de Gizeh fut construite pour servir de tombeau au roi Menkaure, roi de la IVe dynastie, dont le sarcophage avait mystérieusement disparu.
Suite à de nouveaux scans de Menkaure, des chercheurs ont identifié d’étranges « vides » dans les murs de la pyramide, qui pourraient indiquer la présence d’une entrée secrète jusqu’alors inconnue comme le signale Christian Grosse le professeur Christian Grosse de l’Université technique de Munich : « La méthodologie de test que nous avons mise au point permet de tirer des conclusions très précises sur la nature de l’intérieur de la pyramide (…) L’hypothèse d’une autre entrée est très plausible, et nos résultats nous rapprochent considérablement de sa confirmation ».
DES MURS DE LA PYRAMIDE AUX FINITIONS INTRIGANTES
Ces cavités nouvellement découvertes sont particulièrement intrigantes car elles semblent se situer à un endroit précis de la paroi est de la pyramide, où les blocs ont été inexplicablement polis et présentent une surface « exceptionnellement lisse ».
De manière significative, de telles pierres suggèrent qu’une seconde entrée existait aussi à cet endroit depuis longtemps, mais qu’elle a été oubliée. Le chercheur indépendant Stijn van den Hoven a émis l’hypothèse de cette possible entrée supplémentaire pour la première fois en 2019, mais cela était resté une hypothèse jusqu’à présent.
DE NOUVELLES ANALYSES
Jusqu’à présent, les scientifiques de l’Université du Caire et de l’Université technique de Munich (TUM) ont utilisé des méthodes « non invasives » comme le radar, les ultrasons et la tomographie de résistivité électrique (ERT), pour regarder à l’intérieur sans démonter les anciennes briques. C’est grâce à ces techniques, qu’ils ont détecté deux cavités remplies d’air derrière la façade lisse, de tailles et de hauteurs différentes.
Ces découvertes incitent les chercheurs à réaliser de nouvelles analyses afin de confirmer l’existence ou non d’une entrée cachée à cet endroit. La pyramide de Mykérinos a plusieurs fois fait parler d’elle notamment quand l’un de ses plus grands trésors, un sarcophage découvert il y a près de 200 ans a disparu lors du naufrage du navire qui le transportait, après son départ du port de Malte en 1838. Pour ne rien manquer de l’actualité liée aux grands mystères de l’Égypte, inscrivez-vous à la newsletter btlv.
Bob Bellanca (rédaction btlv source Université technique de Munich – photo home page @btlv)








