Depuis l’Antiquité, les druides symbolisent un lien fort avec la nature et les cycles de la vie. Il laisse encore des traces, bien que ce mouvement ait aujourd’hui disparu.
À l’époque gauloise, les druides étaient considérés comme des enseignants, des guérisseurs, des juges et des guides spirituels. À l’époque, le savoir de ce peuple celte se transmet par la parole. L’historien romain Jules César, dans ses écrits sur la Gaule, les aurait décrits comme très influents politiquement. Pline l’Ancien, auteur des “Histoires des guerres germaniques”, évoque de son côté des rituels guérisseurs, à base de gui et de chêne.
Avec l’arrivée du christianisme, ces pratiques ont disparu. Cependant, dès le XVIIIe siècle, des Britanniques tentent de faire revivre cet héritage. C’est la naissance du néo-druidisme, un courant moderne qui ne cherche pas à copier les anciens rituels, mais à retrouver une spiritualité en lien avec la nature et les saisons.
DRUIDES : DES FÊTES QUI RYTHMENT L’ANNÉE CELTIQUE
Aujourd’hui encore, de nombreux groupes fêtent les événements celtiques. Elles marquent les saisons et les cycles de la vie. La plus connue étant Samhain fêtée le 31, qui symbolise la fin de l’année et le lien avec les défunts. Elle correspond à Halloween. Mais il y aussi, Imbolc qui fête du renouveau à la sortie de l’hiver, Beltane qui célèbre la lumière et la fertilité ou Lugnasad, fête des moissons et de l’abondance.
Ces célébrations ne sont pas toujours reproduites à l’identique, mais elles sont pour les croyants l’occasion de se reconnecter aux éléments, aux saisons et à une forme de sagesse. Aujourd’hui, plusieurs groupes revendiquent l’héritage druidique, comme : L’OBOD (Ordre des bardes, ovates et druides) originaire du Royaume-Uni ou Le Collège druidique des Gaules qui est français.
D’autres pratiquants s’inspirent des Druides sans s’identifier comme tel : des thérapeutes énergétiques, des chrétiens celtiques, des wiccans (pratique de la sorcellerie moderne), ou juste des passionnés. On retrouve bien sûr des traces dans la culture populaire comme dans les romans ou des festivals. De nombreux lieux sont chargés de mémoire druidique : la forêt de Brocéliande, les alignements de Carnac, ou encore le mont Saint-Michel de Brasparts…
Enfin, le néo-druidisme ne se veut pas comme une religion figée, mais plutôt comme une sorte de compréhension de soi et une reconnexion à la nature. Pour découvrir d’autres pratiques anciennes et leur héritage sur notre quotidien, inscrivez-vous à la newsletter de BTLV.
Emma Lorsery (rédaction btlv source btlv – photo home page @BTLV)








