5 juillet 2024 – C’est par la voix de l’université de Milan que nous avons appris la découverte de centaines de tombes en Égypte.
Les tombes ont été découvertes près du mausolée de l’Aga Khan à Assouan, situé dans le sud de l’Égypte. Patrizia Piacentini, professeur d’égyptologie à l’université de Milan, a déclaré à Fox News Digital que le site entier contient entre 300 et 400 tombes et pense qu’il y a probablement encore plus à découvrir.
« Ce site a été utilisé pendant près d’un millénaire, du VIe siècle avant J.-C. au IIe siècle après J.-C., et les tombes familiales ont été réutilisées au fil des siècles », a-t-elle expliqué.

Crédit photo : Université de Milan / Ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités
DES TOMBES JUSQU’ICI INCONNUES
En 2019, quand les fouilles ont commencé sur le site, certaines de ces tombes étaient jusqu’à présent inconnues des archéologues. La photo ci-dessus montre une rangée de momies remarquablement préservées à l’extérieur de la sépulture, et des photos intérieures montrent des murs en briques crues et une cour intérieure.
« Dans l’Antiquité, ces structures étaient censées générer un panorama incroyable, notamment lors des fêtes où elles étaient probablement éclairées par des lampes, dont certaines ont été retrouvées lors des fouilles », explique le communiqué de presse. « C’est une caractéristique majeure de la nécropole de l’Aga Khan ».
« Datant de la période gréco-romaine, les tombes ont été pillées durant l’Antiquité, mais elles conservent encore des dizaines de corps momifiés et des parties du matériel funéraire », ajoute le communiqué de l’université.
« Parmi les corps momifiés, un adulte, probablement une femme, et un enfant, dont l’âge au moment du décès est estimé à 1 ou 2 ans, reposant encore l’un sur l’autre dans le cercueil en pierre d’une tombe, étaient particulièrement touchants ».

Crédit photo : Université de Milan / Ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités
DES TOMBES ET DES VESTIGES
Parmi les tombes, d’autres vestiges ont été découverts comme des morceaux de figurines peinte et en terre cuite. Les archéologues ont aussi découvert sur le site des cercueils en bois et en pierre, ainsi que des tables d’offrande et des masques funéraires.
Le communiqué de presse de l’université de Milan précise également que la mission égypto-italienne d’Assouan-Ouest a procédé à des analyses radiologiques des corps et a constaté que de nombreux défunts étaient morts jeunes.

Crédit photo : Université de Milan / Ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités
« 30 à 40% des individus étaient très jeunes, du nouveau-né à l’adolescent », peut-on lire dans le communiqué. « Certains souffraient de maladies infectieuses et d’autres de troubles métaboliques ; le fémur d’une femme d’âge mûr présentait des signes évidents d’amputation, à laquelle la personne a survécu grâce à la présence d’un cal ostéo-réparateur ».
« D’autres corps présentent des signes d’anémie, des carences nutritionnelles mais aussi des traces de tuberculose et des signes d’arthrose, marqueur d’une mort à un âge avancé ».
Patrizia Piacentini a déclaré, qui aime appeler ce site « une ville pour l’éternité » s’étonne encore de son étendue : « Ce qui est unique, c’est sa taille, et surtout le fait que deux collines, de 8 ou 10 terrasses, abritent les tombes rupestres », car « On trouve habituellement 2 à 4 terrasses dans l’Égypte ancienne ».
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Bob Bellanca (rédaction btlv)





