NÎMES : l’Inrap découvre des tombes gauloises aux portes de la ville

4 septembre 2020

4 septembre 2020 – Dans un communiqué de presse du 19 août dernier, l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives annonce avoir mis au jour des tombes gauloises datant du VIe au Ve siècle avant notre ère, dans le quartier Cadereau de Nîmes.

En mai dernier, la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) d’Occitanie missionnait l’Inrap pour des fouilles dans la rue Henri Revoil du quartier Cadereau de Nîmes avant la construction d’un bâtiment de logement. Et heureusement, puisque l’équipe a fait la découverte de tombes gauloises ultérieurement identifiées comme datant du VIe au Ve siècle avant notre ère.

UNE PETITE NÉCROPOLE

Au vu de l’ensemble retrouvé, l’Inrap pense avoir découvert une véritable petite nécropole : deux vases ossuaires en céramique, un dépôt de résidus en fosse et trois sépultures à incinération. Il s’agit de bûchers sur lesquels on incinérait les défunts. Les trois retrouvés étaient entourés de fossés qui ont servi à la construction de murs, créant ainsi ce que l’Inrap qualifie d’enclos. Les Gaulois étant incinérés avec leurs possessions, les chercheurs ont été en mesure d’identifier au moins deux sépultures masculines grâce à des couteaux et fibules (agrafe en métal servant à attacher des vêtements) retrouvés sur les bûchers.

Les « enclos », qui sont au nombre de cinq sont accolés les uns aux autres, ce qui amène les chercheurs à penser qu’un chemin longeait la nécropole. De nombreux arbres fruitiers ont été plantés au-dessus des sépultures, ce qui indique que les nécropoles de ce genre étaient par la suite mises en culture.

VIA ROMANA

L’équipe de recherche a également identifié une voie romaine qui passait au-dessus des « enclos ». Elle suit le tracé protohistorique en le décalant légèrement. Elle est en dehors de la ville à l’époque romaine et est parallèle à la voie plus connue de la région, via Domitia. Cette seconde voie serait, d’après l’Inrap, une voie secondaire qui passe près de la « Porte Sud du Cadereau ».

Plus tard, à l’époque médiévale, le site aurait servi de lieu d’abattage des animaux. Les fondations d’un bâtiment y ont été retrouvées, celui-ci portait à l’époque le nom d’« égorgeoir » en référence à cette pratique. Plusieurs tombes animales y ont d’ailleurs été retrouvées.

Margaux Naudin (rédaction btlv.fr avec Inrap)

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