(ESPACE) Un vaisseau poubelle pour 102 millions de dollars

30 novembre 2020

30 novembre 2020 —Si sur terre la mer est polluée par un océan de plastique, l’orbite basse de la terre est encombrée d’une couronne de fer.

L’Agence spatiale européenne vient d’annoncer qu’elle allait signer un accord avec une start-up suisse afin de nettoyer certains débris spatiaux dangereux pour la station spatiale internationale et les différents vaisseaux et satellites lancés régulièrement dans l’espace. Un contrat est estimé à 102 millions de dollars.

L’ESA a l’intention de retirer 112 kilos de notre orbite en 2025. Ce n’est qu’une faible partie, en 2017 on estimait à 7,2 mille tonnes de déchets dans la poubelle de l’espace. Chaque année, ce chiffre est en pleine croissance. Même si jusqu’à présent personne n’envisageait de nettoyer l’espace, on se rend compte qu’il est urgent de le faire afin d’éviter de dramatiques accidents qui pourraient mettre en danger les astronautes.

C’est pourquoi la NASA et l’ESA recherchent des moyens de rapporter sur Terre les débris spatiaux les plus dangereux.

ClearSpace MINI

(Crédits ClearSpace)

UNE PREMIÈRE MISSION EN 2025

L’accord avec la start-up suisse ClearSpacecontribuera à mener à bien “la première mission d’élimination des débris de l’orbite” en 2025, a indiqué l’ESA.

Sa première cible est déjà connue : il s’agira de l’étage supérieur d’une fusée légère Vega, qui a été utilisée en 2013 lors du deuxième vol de cette gamme de lanceurs. Il s’agissait alors de mettre en orbite le satellite européen Proba-V.

Plus exactement, la cible de ClearSpace-1 est un élément de l’étage supérieur, Vespa. Il s’agit d’un adaptateur permettant des lancements doubles avec diverses combinaisons selon les charges utiles à transporter. Cette structure, précise l’ESA, pèse 112 kg et offre des dimensions proches d’un petit satellite, ainsi qu’une forme simple.

Pour nettoyer l’orbite terrestre basse, l’idée est de récupérer les épaves les plus grosses, en les précipitant vers la Terre pour qu’elles brûlent lors de leur rentrée atmosphérique, ou, au pire, terminent leur course dans l’océan. À terme, le programme ClearSky pourrait donner lieu à des missions plus ambitieuses, par exemple en désorbitant des objets volumineux ou plusieurs de plus petite taille.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

Infograph cClearSpace 23jpg

(Crédits ClearSpace)

Accédez à des émissions exclusives avec nos offres sans engagement
Découvrez nos offres

Partagez et suivez nous sur nos réseaux réseaux !

Facebook Twitter YouTube Instagram TikTok Twitch
La connaissance ne s'arrête pas... J'explore tout l'univers de BTLV !
Je rejoins BTLV

Partagez et suivez nous sur nos réseaux réseaux !

Facebook Twitter YouTube Instagram TikTok Twitch

Actus susceptibles de vous intéresser

Aller en haut