10 février 2020 — Un lifting pour espérer trouver de nouvelles particules voire expliquer la matière noire, une des grandes énigmes de l’Univers : six ans après la découverte historique du boson de Higgs, le plus grand accélérateur de particules au monde profite d’une pause pour booster sa puissance.
Les collisions de protons se sont tues dans les entrailles du LHC du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire), le temple mondial de l’infiniment petit: le gigantesque anneau de 27 km, enfoui à 100 mètres sous terre à la frontière franco-suisse, est en arrêt technique depuis décembre 2018.
Mais en sous-sol comme en surface, c’est l’effervescence. Les grands travaux d’amélioration entrepris en ce temps de repos doivent aboutir avant le redémarrage du LHC (Large Hadron Collider), au printemps 2021.
“On croise les doigts, tout doit être prêt en même temps!”, lance Christophe Delaere, chercheur belge au Fonds de la recherche scientifique (FNRS), en montrant fièrement les nouvelles pièces de CMS, l’un des quatre détecteurs installés à différents endroits du tunnel d’accélération.
Niché dans une caverne parmi un réseau dantesque de câbles, cet immense chasseur de particules de 14.000 tonnes s’entraîne “à blanc” sur des muons, des rayons cosmiques accélérés à l’état naturel.
Les équipes du CERN peuvent ainsi tester les avancées dans la résolution de la machine, qui fonctionne comme un appareil photo géant.
Rédaction btlv.fr (source AFP)





