9 mars 2022 – Un astéroïde récemment découvert est considéré comme le plus dangereux de la décennie, mais le calcul final de son orbite a révélé qu’il ne s’écrasera finalement pas sur la Terre.
L’astéroïde 2022 EA1 de 70 mètres de large a été repéré ce 7 janvier. Un premier calcul indiquait qu’il devait frapper notre planète le 4 juillet 2023, bien trop tôt pour nous laisser le temps de lancer une mission de déviation.
L’agence spatiale européenne (ESA) a publié un communiqué sur le sujet. Marco Micheli, astronome au Centre de coordination des objets géocroiseurs de l’ESA (NEOCC) en Italie a ajouté : « en janvier de cette année, nous avons pris connaissance d’un astéroïde avec le classement le plus élevé sur l’échelle de Palerme que nous ayons vu depuis plus d’une décennie, atteignat -0,66 ».
L’échelle de Palerme est un algorithme qui permet de quantifier le risque d’un objet géocroiseur en prenant en compte la probabilité d’impact et la force attendue.
Un astéroïde de la taille de 2022 EA1 pourrait anéantir une ville, détruisant avec la même ampleur que la bombe nucléaire d’Hiroshima.
UN RISQUE FINALEMENT ÉCARTÉ
L’équipe du NEOCC ont effectué des premiers calculs dès la découverte de l’objet. Cela indiquait un risque de collision croissant. Il a ensuite disparu des radars.
Lorsque l’astéroïde est réapparu, les astronomes ont pu effectuer de nouvelles mesures et ont ainsi écarté le risque de collision. Finalement, 2022 EA1 passera à côté de la Terre à une distance de sécurité d’environ 10 millions de kilomètres, soit plus de 20 fois la distance entre notre planète et son satellite naturel.
Pour le moment, même s’il n’est pas prévu qu’un scénario catastrophique se produise comme dans le film Don’t Look Up, la Nasa a toutefois développé un système de défense, l’expérience DART. En novembre 2021, l’agence américaine a lancé son vaisseau spatial pour qu’il aille percuter la lune astéroïde Dimorphos (160 m de large). Le but est de dévier son orbite. DART atteindra Dimorphos fin septembre.
Noémie Perrin (rédaction btlv.fr Source ESA)





