17 mars 2022 – Le Suaire de Turin est sans nul doute le tissu le plus célèbre de la planète. Relique religieuse liée au Christ pour les croyants, de nombreux spécialistes émettent, toutefois, des doutes sur son authenticité. Cette fois c’est un anthropologue qui jette un pavé dans la marre. David Akins, c’est son nom, avance une théorie qui risque de provoquer des polémiques. Pour lui, le Suaire de Turin ne serait en fait qu’une nappe médiévale.
Sa théorie commence par les études du linceul qui ont révélé que le tissu contient des oligo-éléments d’albâtre, un type de roche utilisé par les sculpteurs à l’époque médiévale. Selon lui, l’origine complexe du linceul le ramène à une ville d’Angleterre et à série d’événements qui ont finalement produit le Suaire de Turin.
UNE RÉGION EN QUESTION
David Akins soutient que le lin circulait probablement dans la ville britannique de Burton-on-Trent pendant les années 1300, puisqu’elle était un lieu important de création d’œuvres d’art en albâtre en raison de gisements massifs de minerai qui pouvaient s’y trouver.
D’autre part l’anthropologue poursuit en rappelant qu’au début des années 1300, les Templiers persécutés se sont installés dans la ville après avoir fui la France avec leur trésor et le Saint Graal.
UNE STATUE ET NON LE CHRIST
David Akins avance l’idée que les Templiers, forts de leurs connaissances auraient fait sculpter une statue représentant le Roi Pêcheur, qui était une figure légendaire chargée de garder le Saint Graal.
Pour lui, la statue fut probablement exposée dans l’abbaye de la ville, et durant la rénovation du bâtiment, entreposée dans une remise. C’est là que commencerait l’histoire du Suaire de Turin. Probablement enveloppée dans une toile de lin durant des décennies jusqu’à la fin des travaux, le temps aurait joué sa partition.
À la fin du projet, suppose-t-il, les ouvriers de l’abbaye ont déballé la statue et ont découvert que l’albâtre avait réagi aux produits chimiques en raison de l’humidité et du moisi de la cave, ce qui a imprégné une image du Roi Pêcheur sur le tissu.

Photo du Saint Suaire / © btlv
UN CANULAR ?
« Il ne fait aucun doute que l’un des moines a remarqué une similitude entre les traits du Roi Pêcheur imprégnés sur le tissu et ceux de Jésus-Christ » déclare David Akins. « Pour moi, le moine en question a monté toute une histoire afin de le présenter comme le linceul du Christ espérant ainsi récolter une petite fortune ».
Le chercheur poursuit en rappelant que des études supplémentaires du tissu ont permis d’identifier des éléments organiques comme du pollen et du poisson. Par ailleurs, ses dimensions, qui sont de près de quatre mètres de long pour un mètre de large, font penser que le linge n’était probablement qu’une nappe utilisée dans l’abbaye avant d’être réutilisé comme matériau pour envelopper la statue du Roi pêcheur.
Comme on peut l’imaginer, David Akins est convaincu que sa théorie peut expliquer tous les détails troublants apparus au fil des ans qui entourent le linceul. Bien que la statue ait été déclarée détruite, il pense qu’elle pourrait être enterrée sur le terrain de l’abbaye.
Si elle était retrouvée, il en est certain : « elle pourrait correspondre au image sur le linceul et résoudre toute cette histoire ». Si les énigmes qui entourent les reliques ou les grandes figures de la Chrétienté vous intéressent, nous vous renvoyons aux émissions de Jean-Patrick Pourtal comme celle sur L’Arche d’Alliance.
Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)





