9 septembre 2018 : La nature plutôt que le macadam pour être heureux ? Le paysage, plus particulièrement rural, est l’un des éléments constitutifs du bonheur, affirment des chercheurs. “Le paysage n’est pas seulement le papier peint ou l’affiche qui décorent un salon ou une chambre à coucher. Sa matérialité, comme sa perception,peuvent avoir une influence directe sur notre qualité de vie et contribuent en cela au bien-être et au bonheur”, assure le géographe et agronome Yves Michelin. La nature, un médicament ? Plus qu’une énième théorie en vogue sur le développement personnel, des travaux interdisciplinaires entre médecins, architectes et paysagistes l’ont scientifiquement prouvé.En Ecosse, des chercheurs ont interrogé des septuagénaires sur leur cadre de vie et paysages fréquentés depuis leur enfance dans les années 30. Témoignages qu’ils ont croisés avec des cartes et données sanitaires et socio-économiques provenant des archives d’Édimbourg et de sa région.
LA THÉRAPIE DU PAYSAGE
En France on commence aussi de parler de communication verte, pour en savoir plus vous pouvez découvrir une émission sur btlv.fr. En Suède, on pratique aussi “la thérapie du paysage” pour soigner les pathologies liées au stress (burn-out) et les suites d’AVC. Depuis 2002, des patients sont accueillis dans un “jardin de réadaptation” de 2.300 m2 au sein du campus universitaire d’Alnarp, près de Malmö, conçu par une équipe interdisciplinaire de paysagistes, psychologues et physiothérapeutes.”La thérapie est progressive. Le premier jour, le patient sera amené à observer le vent dans les arbres, à prendre conscience des bruits de la nature, le lendemain à préparer du thé avec des feuilles puis à faire des travaux de jardinage ou aller en forêt”, détaille la chercheuse Helena Mellqvist. Le tout remboursé par la Sécurité sociale du pays. “S’il y a un message à retenir, c’est que plus on est attentif au paysage, plus on est attentif aux autres et mieux tout le monde se porte finalement”, sourit encore Yves Michelin, pour qui le bonheur est bien… dans le pré.
François Deymier (btlv.fr /source AFP)





