L’Arche d’Alliance, l’un des artefacts religieux les plus recherchés et mystérieux de l’histoire, demeure une énigme fascinante, et son existence même reste incertaine.
Dans la bible, on décrit cet objet comme étant celui dans lequel Moïse a placé les dix commandements originaux dictés par Dieu sur le Mont Sinaï. Disparue vers 586 av. J.-C. à la prise de Jérusalem par les Babyloniens lors de la destruction du Premier Temple de Salomon, par la suite, elle n’apparaît plus dans les textes bibliques et n’est pas mentionnée parmi les objets pillés ni parmi ceux ramenés après l’exil.
Depuis des siècles, l’Arche d’Alliance alimente les débats notamment sur sa réalité. Si l’Arche a réellement existé, nous ignorons si elle a survécu et où elle se trouve aujourd’hui. Parmi les chercheurs qui souhaitent des réponses, l’archéologue Chris McKinny vient de relancer le débat sur sa localisation en s’apprêtant à mener de nouvelles fouilles sous le Mont du Temple à Jérusalem. Ces fouilles qui vont fasciner le monde archéologique et les croyants du monde entier ont fait l’objet d’un nouveau documentaire sorti le 7 avril dernier intitulé « Légendes de l’Arche perdue ». Pour le chercheur, l’Arche d’Alliance n’a jamais été détruite, mais cachée afin d’éviter qu’elle ne tombe entre de mauvaises mains.
Dans le film, le chercheur explore trois grandes traditions anciennes décrivant ce qui a pu arriver à la relique après la destruction du Premier Temple de Jérusalem.
LE TEMPLE DE JERUSALEM ET L’ARCHE D’ALLIANCE
Le dernier emplacement supposé de l’Arche d’Alliance dans les archives historiques était le Temple de Jérusalem, mais lors de la destruction de la ville par les Babyloniens en 586 avant notre ère, aucun document ne fait état de sa capture. Pour les historiens qui travaillent sur la relique sacrée, elle aurait été déplacée et cachée ailleurs à cette époque.
Afin d’être le plus performant dans ses recherches, et pour déterminer si le Mont du Temple est bien le lieu de repos final de l’Arche, le Dr Chris McKinny et son équipe utiliseront la tomographie muonique, une technique de numérisation moderne conçue pour révéler ce qui est enfoui sous terre. Cette méthode repose sur des instruments qui suivent les minuscules particules subatomiques créées lorsque les rayons cosmiques provenant de l’espace frappent l’atmosphère terrestre, permettant aux scientifiques de voir profondément sous terre et de détecter des chambres cachées sans creuser.
Ce ne sont pas les premières recherches entamaient pour trouver l’Arche d’Alliance, les analyses précédentes du site ont révélé d’éventuelles cavités vides sous la surface, laissant entrevoir la possibilité que la relique y soit cachée.
Malgré l’enthousiasme que suscite un tel projet, Chris McKinny souligne les difficultés face auxquelles il fut confronté, notamment l’accès au site qui est strictement réglementé. Obtenir les autorisations nécessaires pour mener une telle investigation s’est avéré en soi un véritable défi. Si avec son équipe, il parviennent à localiser le lieu de repos final de l’Arche d’Alliance, il s’agirait assurément de l’une des découvertes archéologiques les plus importantes de tous les temps.
Chris McKinny y croit fortement et s’est montré optimiste quant aux technologies émergentes qui peuvent lui permettre d’examiner numériquement les espaces souterrains sans perturber les lieux sacrés. Interrogé par All Israel News, il a souligné les progrès réalisés dans les outils d’imagerie tels que le radar à pénétration de sol, la numérisation sismique, la tomographie de résistivité électrique et d’autres technologies de télédétection capables de cartographier les structures cachées sous la surface. Pour ne rien manquer de l’actualité liée aux grandes recherches archéologiques, inscrivez-vous à la newsletter btlv.
Bob Bellanca (rédaction btlv source All Israel News – photo home page)








