L’Arche d’Alliance, l’un des artefacts religieux les plus recherchés et les plus mystérieux de l’histoire, demeure une énigme fascinante.
Jusqu’ici, la réalité de l’Arche d’Alliance était incertaine et a toujours été imaginée comme le coffre biblique qui abrite les dix commandements originaux reçus par Moïse sur le Mont Sinaï. D’autre part, si l’Arche a réellement existé, nous ignorons si elle a survécu et, si elle existe encore, où elle se trouve.
L’égyptologue David Falk, titulaire d’un doctorat en égyptologie de l’Université de Liverpool, a émis l’hypothèse que la relique aurait pu avoir une fonction bien différente de celle qu’on lui attribue généralement. Selon lui, l’Arche d’Alliance, plutôt que de contenir les tablettes originales gravées des dix commandements, aurait pu être conçue sur le modèle des sanctuaires égyptiens destinés à abriter des statues ou des idoles.
Dans l’Égypte antique, les coffres sacrés et les sanctuaires étaient souvent décorés de cobras uræus crachant du feu, symboles destinés à protéger et à sanctifier l’espace sacré. Des déesses ailées figuraient également sur les trônes et les sanctuaires égyptiens, leurs ailes déployées symbolisant la protection et le pouvoir divin.
L’ARCHE D’ALLIANCE SYBOLISE LA RÉSISTANCE
Pour David Falk, l’Arche d’Alliance aurait été vide, démontrant ainsi que la présence divine ne nécessitait pas de représentation physique, contrairement aux rites égyptiens de l’époque. Tous ses ornements contribueraient à rejeter les normes religieuses qui existaient dix siècles avant notre ère, les chérubins décoratifs de l’Arche représentant un espace sacré non pas à l’intérieur, mais au-dessus d’elle.
Si l’Égyptologue a raison, la conception de l’Arche d’Alliance aurait été construite pour rejeter les normes religieuses de son époque, tout en utilisant leurs symboles pour le marquer comme saint. Cette théorie implique que les Israélites n’ont pas seulement abandonné la religion égyptienne, mais qu’ils ont intentionnellement utilisé ses symboles contre elle à travers l’Arche.
Si c’est une approche intéressante, elle soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. A ce jour, personne ne sait où se trouve l’Arche d’Alliance et si elle existe encore…Pour ne rien manquer de l’actualité liée aux grandes découvertes archéologiques, inscrivez-vous à la newsletter btlv.
Bob Bellanca (rédaction btlv source Mail Online – photo home page @btlv via adobe stock)







