Espace : des images inédites du Soleil éclairent les mystères de la météo spatiale

16 juillet 2025

Les scientifiques ont découvert une véritable mine d’informations grâce aux images les plus détaillées jamais prises du Soleil, montrant des éruptions de plasma s’entassant et un vent solaire dans ses moindres détails.

PROG ABO YOUTUBE (1)

Ces images, capturées par la sonde Parker lors de son approche la plus proche du Soleil le 24 décembre 2024, ont été révélées récemment par la NASA. Elles devraient enrichir notre connaissance de la météo spatiale et aider à protéger davantage notre planète des dangers solaires. Nour Rawafi, le responsable scientifique de la mission Parker, s’est exprimé auprès de l’AFP en disant : “Nous attendions ce moment depuis la fin des années 1950”.

Bien que d’autres missions spatiales aient précédemment observé le Soleil, elles l’avaient fait depuis des distances considérablement plus grandes. La mission Parker, lancée en 2018, a été nommée en l’honneur de l’astrophysicien américain Eugene Parker, qui a été le premier à décrire le phénomène des vents solaires en 1958. Ces vents sont des flux constants de particules solaires. La sonde Parker a récemment atteint son orbite finale, s’approchant à environ 6,1 millions de kilomètres de la surface solaire. Ce record de proximité a été établi pour la première fois juste avant Noël 2024, puis a été répété deux fois en mars et en juin, suivant un cycle de 88 jours. Pour illustrer cette distance, si l’on réduisait l’espace entre la Terre et le Soleil à un kilomètre, Parker ne serait qu’à 40 mètres de notre étoile.

DES IMAGES ÉTONNANTES DU SOLEIL

La caméra unique du vaisseau, la WISPR (Wide-Field Imager for Parker Solar Probe), a pris des images pendant que Parker explorait la couronne, la couche la plus externe de l’atmosphère solaire. Ces images, assemblées en une brève vidéo de quelques secondes, montrent pour la première fois en haute résolution des éjections de masse coronale (CME). Ces gigantesques jets de particules ionisées sont essentiels pour comprendre les phénomènes de météo spatiale. Ces éruptions ont récemment provoqué des aurores boréales spectaculaires visibles dans de nombreuses régions du globe. Nour Rawafi souligne l’originalité des CMEs (éjections de masse coronale) qui sont empilées les unes sur les autres, ce qui leur confère une singularité.

VISUEL AVI LOEB

Avi Loeb, Pr d’astronomie à Harvard a accordé une interview exclusive à BTLV

Il trouve fascinant d’observer cette dynamique en action. Un autre aspect remarquable est le vent solaire, qui apparaît sur les images comme un flux venant de la gauche. Ce vent suit une configuration connue sous le nom de nappe de courant héliosphèrique. Cette nappe représente une frontière invisible où le champ magnétique du soleil change de direction, passant du nord au sud. Cette nappe est d’une importance capitale pour les scientifiques car elle influence significativement la diffusion des éruptions solaires et leur potentiel impact sur notre planète.

En effet, la météo spatiale peut avoir des répercussions majeures, comme la surcharge des réseaux électriques, la perturbation des systèmes de communication, et les dommages aux satellites en orbite. Avec l’augmentation prévue du nombre de satellites dans les années à venir, leur gestion et la prévention des accidents deviennent de plus en plus difficiles. Cela est particulièrement vrai lors des perturbations solaires, qui peuvent légèrement modifier la trajectoire des satellites.

NOTRE SOLEIL SOUS SURVEILLANCE

Nour Rawafi exprime un optimisme particulier pour l’avenir, alors que le soleil approche de la phase la plus calme de son cycle d’activité, prévue dans environ cinq à six ans. C’est durant cette période que certaines des tempêtes solaires les plus violentes se sont produites.

Les astronautes de la Station spatiale internationale avaient dû prendre des mesures de sécurité accrues à cause des tempêtes solaires d’Halloween en 2003. Le scientifique avoue que capturer une telle éruption massive serait un rêve devenu réalité. La sonde Parker, qui étudie le soleil, a encore beaucoup plus de carburant que prévu et pourrait continuer à fonctionner encore des dizaines d’années.

VIUSUEL DON TIPEEE

Elle continuera à fonctionner jusqu’à ce que ses panneaux solaires s’usent au point de ne plus fournir assez d’énergie pour garder la sonde orientée correctement. Quand la mission de la sonde Parker sera enfin terminée, elle se désintégrera progressivement. Selon Nour Rawafi, elle deviendra alors “une partie du vent solaire lui-même”. Pour ne rien manquer de l’actualité liée à l’espace, inscrivez-vous à la newsletter btlv.

Bob Bellanca (rédaction btlv source et photo home page @AFP)

Accédez à des émissions exclusives avec nos offres sans engagement
Découvrez nos offres

Partagez et suivez nous sur nos réseaux réseaux !

Facebook Twitter YouTube Instagram TikTok Twitch
La connaissance ne s'arrête pas... J'explore tout l'univers de BTLV !
Je rejoins BTLV

Partagez et suivez nous sur nos réseaux réseaux !

Facebook Twitter YouTube Instagram TikTok Twitch

Actus susceptibles de vous intéresser

Aller en haut