Utilisé chez la Wicca, le triskèle traversent les âges et les croyances. Derrière ce symbole, une mémoire encore vive de la sorcellerie, de ses accusations, et de sa réappropriation moderne..
Au XVIe siècle, dans les Orcades près de l’Écosse, Alison Balfour est accusée de sorcellerie. Son procès devient tristement célèbre. Elle est torturée pendant plusieurs jours, ainsi que sa famille, avant d’être exécutée. Ceci dans un seul but : la faire avouer un crime qu’elle n’a pas commis. On l’accuse d’avoir participé au meurtre d’un noble à l’aide d’un rituel occulte. Elle est la première victime connue des procès de sorcellerie dans les Orcades. Son histoire rappelle à quel point ces accusations reposaient souvent sur des peurs et des manipulations sociales.
TRISKÈLE : SON CHEMIN JUSQU’À LA WICCA
Dans cet imaginaire, le triskèle (appelé aussi triskelion) revient souvent. Ce symbole en forme de spirale à trois branches vient du monde celtique, où il représentait l’équilibre entre la terre, l’eau et le ciel, ou encore les cycles de vie : naissance, mort, renaissance. Il était gravé sur des pierres, comme à Newgrange en Irlande et est aujourd’hui porté en bijou le plus souvent.
Aujourd’hui, ce symbole est repris dans le wiccanisme, une spiritualité païenne contemporaine fondée au XXe siècle par Gerald Gardner. Ce mouvement se veut comme une modernisation de la sorcellerie. La wicca l’utilise dans des rituels d’ancrage. Il est souvent porté comme talisman ou placé sur les autels.
La sorcellerie moderne s’inscrit dans une quête personnelle de sens et d’harmonie avec la nature. Mais ces pratiques demandent du discernement. Elles touchent à l’invisible, au sacré, et parfois à des blessures intimes. Il est conseillé de les aborder avec respect, connaissance mais surtout de la prudence. Pour découvrir d’autres récits autour des traditions anciennes, abonnez-vous à la newsletter de BTLV.
Emma Lorsery (rédaction btlv source btlv – photo home page @BTLV)






