30 juillet 2018 : Espace, frontières de l’infini comme le disait la voix off dans la série Star Trek… Des frontières qui seraient moins loin qu’on ne le pensait jusqu’ici. C’est dans tous les cas, ce que pense avoir trouvé l’astrophysicien Jonathan McDowell, si ses calculs sont corrects.
D’après ses recherches, il va falloir redéfinir la ligne de Kármán, qui nous fait passer de l’atmosphère terrestre à l’espace.
SPOUTNIK
C’est grâce au satellite russe Spoutnik qu’elle fut définie la première fois. À ce jour, comme le rappelle l’astrophysicien Jonathan McDowel du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics (États-Unis), l’espace était situé à une altitude de 100 km. Dorénavant, s’il ne s’est pas trompé, il faudra la situer à 20 km de moins. C’est ce que nous pourrons lire dans le numéro d’octobre d’Acta Astronautica.
Pour le chercheur, si la frontière actuelle est acquise pour la plupart des scientifiques, c’est à cause d’une mauvaise interprétation des données qui ne tient pas compte des vraies données orbitales.
Au-delà l’aspect scientifique, cette nouvelle définition de la frontière espace risque fort d’engendrer d’importantes questions politiques et territoriales.
COMME LES EAUX TERRITORIALES
Actuellement, un engin volant au-dessous des 100 km tombe sous la juridiction d’un pays. Imaginons un satellite américain pénétrant du coup dans l’espace aérien de la Russie, cette dernière pourrait considérer cela comme une agression. Ce qui pourrait avoir de lourdes conséquences pour la paix. Il va donc falloir revoir sa copie et redéfinir un cadre spatial.
Bob Bellanca (btlv.fr/Acta Astronautica)





