HYBRIDATION : des chercheurs développent des hybrides mouton-humain (btlv.fr/source The Guardian)

20 février 2018

19 février 2018 : En 2017, des scientifiques faisaient une découverte qui bouleversait le monde de la recherche et qui vient d’être entérinée avec cette deuxième annonce.

Le 17 février dernier, ces mêmes chercheurs nous informent qu’ils sont arrivés à créer des embryons de moutons, humains à 0,01 % d’un point de vue cellulaire. Toutefois, et à cause d’un manque d’autorisation, ce deuxième type d’hybride humains-animaux n’a pu être développé au-delà de 28 jours.

UN ESPOIR POUR LES MALADES EN ATTENTE DE GREFFE 

Actuellement, le seul moyen d’obtenir une greffe d’organe est de le prélever sur une personne décédée. Rien qu’en France, ils sont plus de 14 500 sur liste d’attente. Tous espèrent un rein, un foie, un pancréas, un cœur ou un intestin. Malheureusement, ils ne sont que près de 6 000 à être greffés. Voilà pourquoi les scientifiques cherchent par tous les moyens à pallier cette insuffisance. Plusieurs pistes sont à l’étude, comme l’impression 3D, la fabrication d’organe artificiel et d’autres nous amènent à la création d’organes hybrides avec le fol espoir de cultiver des organes humains chez des porcs ou des moutons.

ILS Y SONT PRESQUE

Dans cette optique, des chercheurs isolent les cellules souches d’un animal, et les transforment en n’importe quel type de cellules dans le corps. Par la suite, et si cela reste très compliqué, ils injectent des cellules souches d’une espèce dans l’embryon d’une autre espèce. C’est ainsi que l’année dernière, des chercheurs ont pu développer des pancréas de souris chez le rat et ont démontré que les greffes des dits pancréas pouvaient guérir le diabète des souris. Devant ce succès, les chercheurs ont tout de suite annoncé qu’ils étaient en mesure de maintenir en vie des embryons mi-homme/mi — porc.

Toutefois, les experts ont également annoncé que si l’expérience avait été un succès, le nombre de cellules humaines implantées dans les embryons de porcs (1/100 000) n’était pas suffisant pour envisager des greffes d’organe chez l’homme.

RECULER POUR MIEUX SAUTER

Pablo Ross, de l’université de Californie qui est à l’initiative de l’étude assure qu’avec son équipe, il venait de mettre au point la procédure qui va permettre d’augmenter le nombre de cellules humaines dans les embryons de moutons à 1/10 000 : « Nous estimons que ce n’est pas encore assez pour générer un organe prêt à être greffé » a déclaré Ross lors d’une conférence de presse. Pour cela les finances manquent, comme le déplore le chercheur qui déplore l’interdiction du financement public d’hybrides humains-animaux, bien que les instances de santé publique aient annoncé en 2016 que ce moratoire pourrait être levé.

ET L’ÉTHIQUE DANS TOUT ÇA ?

S’il est certain qu’à mesure que les recherches avancent l’examen éthique se durcira, il reconnaît la nature controversée de ses recherches, mais assure que ce n’est pas demain qu’un porc à visage humain sera créé : « Toutes les approches sont controversées, et aucune d’entre elles n’est parfaite, mais elles apportent un nouvel espoir aux personnes qui souffrent et attendent désespérément une greffe ». « Nous devons explorer toutes les alternatives possibles pour fournir des organes aux personnes malades ». Le docteur Frankenstein existera-t-il vraiment un jour ? Là est la question !

Bob Bellanca (btlv.fr/source The Guardian)

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