26 juillet 2018 : Deux chercheurs viennent de publier un article dans la revue Astrobiology, ils pensent que des micro-organismes auraient bien pu exister il y a quelques milliards d’années sur la Lune. Pour arriver à cette conclusion, les auteurs ont passé en revue les dernières analyses et modèles mis au point pour essayer de comprendre le passé de notre satellite ces dernières années. Entre autres, les récents progrès techniques ont permis de réexaminer les échantillons ramenés par les différentes missions Apollo, et ainsi de déceler de l’eau « magmatique ». Ce qui a permis en 2017 à des chercheurs de dire que la Lune n’a peut-être pas été aussi sèche et déserte qu’on le pensait et que de l’eau liquide a pu exister à sa surface, voire cachée sous une couche de glace.
UNE ATMOSPHÈRE EST NÉCESSAIRE, mais pas suffisante
Une atmosphère est nécessaire pour que l’eau liquide se forme, mais pas suffisante. Il faut également empêcher que l’atmosphère elle-même soit déchirée, mise en lambeaux par les vents solaires. Justement, une étude de 2011 estime que la jeune Lune disposait alors d’un champ magnétique, réduisant la puissance de ces bourrasques venues du Soleil. Si de l’eau liquide a existé à la surface de la jeune Lune, cela ne veut pas dire qu’il y avait de la vie. De ce que l’on sait, il faut également des composés organiques pour que la vie émerge. Et on ne sait pas s’il y en a sur la Luneni combien de temps cela prendrait. Les chercheurs notent pour autant qu’à l’époque, de nombreuses collisions ont envoyé des morceaux de Terre sur la Lune et vice-versa. On peut donc facilement imaginer que ces composés, voire des formes de vie microscopiques terrestres, ont fait partie du voyage. « Seul un futur programme d’exploration lunaire agressif » pourrait répondre à la question de savoir si de la vie a prospéré sur la Lune. En attendant, il est possible de faire quelque chose de beaucoup moins coûteux, précisent les auteurs : des simulations en laboratoires.
François Deymier (btlv.fr/source/ Business Insider)





