Lourdes est connue pour ses guérisons qualifiées de miracles. Mais comment l’Église catholique valide-t-elle ces cas et comment distinguer le vrai du faux ?
Depuis l’apparition de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous en 1858, Lourdes est devenue un lieu de pèlerinage. De nombreux visiteurs témoignent de guérisons survenues après un passage aux eaux de la grotte. Mais l’Église est prudente : elle veille à distinguer la guérison classique d’un miracle.
Pour se faire, le processus est strict et plusieurs critères entrent en compte. Selon l’Eglise Catholique, une guérison dite miraculeuse doit être instantanée, complète, durable, et inexplicable médicalement. À Lourdes c’est le bureau des contestations médicales qui étudient chaque dossier. Il est formé des médecins, mais aussi des experts en théologie. L’enquête peut durer plusieurs années.
Le dernier cas reconnu serait celui d’Antonietta Raco. L’italienne de 67 ans était atteinte de la maladie de Charcot et d’une sclérose en plaque. La fidèle avait effectué son pèlerinage en 2010. Selon le docteur Alessandro de Francisis, ce miracle a été validé après 15 ans d’attente, le temps de vérifier que la guérison soit durable.
Enfin, pour éviter les illusions ou les erreurs, l’Église catholique insiste sur la nécessité d’une preuve rigoureuse. Elle exclut notamment les cas où le traitement médical peut expliquer la guérison. La question du miracle dépasse la simple guérison physique, médicale. Il y a aussi un aspect spirituel, une expérience de foi et d’espoir, qui dépasse la science. C’est ce qui ferait la force du pèlerinage.
L’auteur Patrick Sbalchiero, dans son livre Enquête sur les miracles dans l’Église catholique, rappelle que cette rigueur scientifique ne doit pas exclure la dimension mystérieuse. Pour découvrir plus de contenu à ce sujet, abonnez-vous à la newsletter de BTLV.
Emma Lorsery (rédaction btlv source btlv – photo home page @BTLV)







