Que l’on croie ou non à la possession démoniaque, l’Église catholique a toujours pris ce sujet très au sérieux. Des incidents, dont certains ont fait les beaux jours du cinéma Hollywoodien, comme en 2023 ou Russell Crowe a interprété un personnage inspiré du ministère du père Amorth dans le film « L’exorciste du pape »
Récemment, le pape Léon XIV a rencontré en privé au Vatican une délégation de prêtres catholiques de l’Association internationale. Ces soldats du bien ont mis en garde le pontife contre une montée terrifiante de « l’occultisme, de l’ésotérisme et du satanisme » qui devrait inciter à un renforcement du nombre de prêtres exorcistes dans chaque diocèse du monde.
Les exorcistes ont notamment mis en garde contre « la situation douloureuse et de plus en plus répandue de personnes profondément perturbées par l’action extraordinaire du diable suite à leur fréquentation de sectes occultes ».
DES POSSESSIONS RARES MAIS PLUS D’EXORCISTES DEMANDÉES
Si les cas de possessions reconnus par l’église catholique sont rares, elles peuvent arriver partout et chez les non croyants comme chez les croyants. Selon certaines sources, la délégation souhaitait tenter d’atténuer le problème en demandant au pape d’affecter un ou plusieurs exorcistes supplémentaires à chaque diocèse.
Bien que le pape Léon XIV ait déjà qualifié le travail des exorcistes au sein de l’Église catholique de « nécessaire », on ignore s’il donnera suite aux recommandations de l’organisation. Considérés par certains comme de plus en plus archaïques et potentiellement dangereux, les exorcistes ont une fonction salutaire dans certains cas de maladie mentale qui sont parfois confondus avec des possessions démoniaques.
Bien que l’Église ne publie pas de base de données centralisée sur les exorcismes et leurs conséquences sur les « présumés » possédés, certaines affaires ont toutefois été médiatisées comme celle de Anneliese Michel, en Allemagne en 1976, morte de dénutrition après 67 rituels d’exorcisme catholiques. A l’époque, prêtres et parents furent condamnés pour homicide par négligence.
Sans avoir de rapports précis, on sait qu’il existe aussi d’autres décès liés à des exorcismes dans le monde, mais certains furent réalisés par des orthodoxes ou des évangéliques (pas catholiques) et d’autres liés à des pratiques non autorisées par l’Église.
LA POSITION ACTUELLE DE L’ÉGLISE
Aujourd’hui, l’Église catholique impose des règles strictes (enquête médicale/psychiatrique préalable), insiste sur le fait que les cas authentiques de possession sont très rares et considère l’exorcisme comme une prière encadrée, et non une pratique violente. Il est important de souligner, que seuls les prêtres catholiques peuvent pratiquer un exorcisme, un prêtre ordonnée et pas un diacre et encore moins un laïc.
Pour le Vatican, une autorisation doit être accordée à l’exorciste. Il ne peut pas décider seul et doit recevoir une mission spéciale de son évêque. On parle alors d’un exorciste diocésain. Sans cette autorisation, le rite est interdit. Attention aux escrocs qui profitent du malheur des autres et qui peuvent engendrer des dégâts considérables sur des personnes souffrantes. Pour ne rien manquer de l’actualité de BTLV, inscrivez-vous à notre newsletter.
Bob Bellanca (rédaction btlv source lamage.com – photo home page @btlv via adobe stock)







