Une étrange rumeur persistante au cœur des traditions royales britanniques vient d’être éclaircie par le biographe royal Robert Hardman. Dans le podcast “Queens, Kings and Dastardly Things”, produit par le “Daily Mail”, Hardman est revenu sur une histoire méconnue : la participation de la reine Elizabeth II à une « cérémonie de purification » en l’an 2000, destinée à chasser un esprit supposément présent dans la résidence royale de Sandringham.
La scène se serait déroulée dans la chambre où le roi George VI, père d’Elizabeth II, s’est éteint en 1952. Selon les écrits de feu Kenneth Rose, journaliste et biographe royal de renom, le personnel du domaine aurait fait état de manifestations inexpliquées et d’une atmosphère oppressante dans cette pièce. Inquiets, les domestiques se seraient tournés vers la reine mère pour obtenir de l’aide.
Ne sachant comment apaiser les esprits au sens propre comme au figuré, celle-ci aurait sollicité un pasteur local pour organiser une « cérémonie de purification religieuse ». La reine Elizabeth, alors sur le trône depuis près d’un demi-siècle, y aurait assisté aux côtés de sa mère et de sa dame d’honneur, Prue Penn.
« Ce n’était pas un exorcisme dans le sens classique du terme », tient à préciser Robert Hardman. Il n’y eut ni incantations spectaculaires ni scènes dignes d’un film d’horreur. Il s’agissait plutôt d’une bénédiction solennelle, incluant la Sainte Communion et des prières spécifiques pour “libérer” la pièce de son agitation spirituelle. Le mystère reste entier quant à l’identité du fantôme supposé. Certains ont suggéré qu’il pourrait s’agir de George VI lui-même, d’autres, comme Kenneth Rose, ont même évoqué l’esprit de la princesse Diana, morte tragiquement en 1997.
La présence de la reine Elizabeth à cette cérémonie a de quoi surprendre. Connue pour sa foi anglicane profonde mais dénuée de superstitions, elle ne prêtait guère attention aux « théories les plus farfelues », selon Hardman. Sa participation pourrait donc avoir été motivée par un souci d’apaisement envers le personnel du palais, plutôt qu’une réelle conviction en la présence d’esprits.
Pour autant, Sandringham demeure un haut lieu de récits paranormaux. L’auteur John West, dans “Britain’s Ghostly Heritage”, relate de nombreux incidents étranges rapportés par les employés : lumières vacillantes, objets déplacés ou encore pas fantomatiques. Le roi Charles lui-même aurait, dans sa jeunesse, fui la bibliothèque du domaine en compagnie d’un domestique, effrayé par une apparition inexpliquée.
En 1996, un autre employé, Shaun Croasdale, aurait vu le fantôme de Tony Jarred, l’intendant préféré de la souveraine. Si le domaine est occupé depuis l’époque élisabéthaine, ce n’est qu’en 1862, sous le règne de Victoria, qu’il devient résidence royale. Aujourd’hui encore, Sandringham, qui s’étend sur près de 80,9 kilomètres carrés, demeure un lieu empreint de traditions, de secrets… et peut-être, de fantômes. Inscivez-vous gratuitement à notre newsletter.
Valentin Rican (rédaction btlv source btlv – photo home page @btlv)







