OVNI : la dernière initiative en faveur de la déclassification cacherait-elle la véritable vérité ?

26 juin 2026

La Disclosure Foundation a tenu sa première réunion à Washington D.C. Ce forum a rassemblé des partisans de la déclassification et de la transparence concernant les OVNIs.

Cette réunion a été accueillie avec enthousiasme par beaucoup, qui y voient le début d’une ère de déclassification sur les OVNIs. Cependant, des doutes subsistent chez certains chercheurs et politiciens quant à la sincérité de cette initiative. Le Dr Steven Greer, figure de proue dans ce domaine, exprime des réserves. Selon lui, l’histoire se répète : le gouvernement met en place des commissions d’étude sur les OVNIs, mais ces commissions ne servent qu’à détourner l’attention du public des véritables enjeux. Lors de son apparition sur le plateau de l’émission « Katie Pavlich Tonight », il a partagé son point de vue :

« Les investigations des commissions actuelles sont-elles similaires à celles des années 60 et 50 (ndlr : Blue Book – Condon…), où ces commissions ont été formées pour freiner les avancées et mener à une impasse, ou vont-elles réellement aboutir à quelque chose ? (…) Il est encore incertain si cela conduira à une réelle divulgation d’informations. »

Le Dr Greer a mentionné qu’il avait lancé le Disclosure Project il y a plus de trois décennies, durant le mandat de Clinton. Selon lui, le public exige davantage de preuves tangibles, même s’il admet que la pression est probablement plus intense aujourd’hui qu’à l’époque.

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L’ufologue a également indiqué que les recherches menées par son organisation laissent penser que des « entités biologiques » d’origine extraterrestre ont été découvertes. Il a également affirmé que les OVNIs visibles sur les vidéos diffusées ne sont pas d’origine extraterrestre, mais plutôt des « appareils secrets créés par l’homme (…) la vraie question est de savoir quand le Congrès organisera des auditions avec des convocations officielles, ou si la Maison Blanche commencera à rendre public ce genre de preuves. C’est ce que nous espérons », a-t-il ajouté.

Au printemps dernier, suite à l’initiative du président Trump, le Pentagone a commencé à rendre publics certains dossiers, partiellement expurgés, concernant les OVNIs. Trois dossiers ont été déclassifiés jusqu’à présent, contenant des témoignages et des vidéos d’objets volants non identifiés.

Les partisans de la transparence ont salué cette initiative, mais ont souligné que la directive de Trump ne contraint pas les agences de renseignement et les entreprises sous contrat à révéler les secrets qu’elles détiennent sur les phénomènes aériens non identifiés. Le sénateur Christopher Mellon, qui a occupé des postes élevés au sein du département de la Défense et qui fait partie des personnes interrogées, met en avant que le débat autour des OVNIs (Objets Volants Non Identifiés) inclut les survols de drones au-dessus des installations militaires américaines, comme la base de Langley qui a été survolée pendant 17 jours consécutifs. Il évoque également la menace potentielle que des puissances étrangères utilisent des drones ou d’autres dispositifs pour espionner le territoire américain.

Dans l’émission « Elizabeth Vargas Reports » diffusée hier, il a exprimé : « Il est malheureux de constater que ce type de survols a lieu sur des bases militaires aux Etats-Unis et à l’étranger. C’est moins connu du grand public qu’il ne devrait l’être (…) Si le commandement des opérations aériennes de Langley ne parvient pas à maîtriser son propre espace aérien, on peut légitimement s’interroger sur sa capacité à défendre efficacement Washington ».

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LA PROTECTION DES LANCEURS D’ALERTE

Un projet de loi, initié par le sénateur républicain du Dakota du Sud Mike Rounds, visant spécifiquement à protéger les lanceurs d’alerte, devrait être relancé. En parallèle, la représentante républicaine de Floride Anna Paulina Luna a révélé qu’elle travaillait avec l’administration Biden sur un possible programme d’amnistie pour les lanceurs d’alerte qui divulguent des informations concrètes concernant la récupération supposée de technologies d’origine extraterrestre ou de « matières biologiques » d’origine non humaine sur les sites de crash.

Marik von Rennenkampff, ancien analyste au Pentagone, a discuté de cette approche lors de l’émission « On Balance » présentée par Leland Vittert. Il a mentionné que cette stratégie pourrait impliquer un ordre exécutif de Donald Trump, l’ancien président, visant à garantir la protection des lanceurs d’alerte.

Il a également souligné le manque de compréhension de ce sujet par l’administration américaine : « Nous ne savons pas ce que la Maison-Blanche sait ou ignore au sujet de ces programmes supposés. Il y a maintenant assez de lanceurs d’alerte pour que cette question soit considérée sérieusement ».

Simultanément, la Maison-Blanche a dévoilé des plans supplémentaires en lien avec les OVNIs, y compris la formation d’un comité consultatif scientifique présidé par l’astronome de Harvard Avi Loeb. Pour rester informé sur les dernières nouvelles concernant les OVNIs, abonnez-vous à la lettre d’information de btlv.

Bob Bellanca (rédaction btlv source Disclosure – Illustration home page @btlv via adobe stock)

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