Prédictions : des scientifiques avaient prédit la fin du monde pour le 13 novembre 2026

5 octobre 2026

Dans les années 60, une publication dans la revue Science par des chercheurs prédisait la fin du monde due à la surpopulation. Si ce type de prédictions est souvent dû aux conspirationnistes, cette annonce alarmante émanait de scientifiques respectés, ce qui a ajouté à son poids et à son impact.

VISUEL IA FIN HUMANITE (1)

L’article, écrit par Heinz von Foerster, un professeur d’origine autrichienne et américaine, et deux de ses élèves, suggérait que la croissance démographique mondiale atteindrait un point d’infini le 13 novembre 2026, provoquant ainsi l’effondrement de toute la civilisation humaine.

UN SCENARIO CATASTROPHIQUE

Les auteurs ont qualifié ce scénario apocalyptique de “mort par asphyxie”. A l’époque, l’article avait engendré de vifs débats et discussions sur les défis liés à une population humaine en constante augmentation. Jusqu’à environ 1993, cette prédiction semblait se concrétisait, mais depuis, la croissance de la population mondiale a commencé à ralentir par rapport aux estimations.

Actuellement, le taux de naissance mondial est moins de 50 % de celui observé dans les années 60, rendant improbable l’idée que l’humanité atteigne un jour l’infini démographique.

Malgré cela, l’idée de cette date fatidique est souvent partagée sur internet. Toutefois, ceux qui relaient cette notion de fin du monde imminente semblent ignorer le contexte de la prévision initiale. Il est superflu de le dire, mais le 13 novembre ne sera pas le jour de notre disparition, du moins pas à cause d’une trop grande population sur Terre.

VISUEL SOUTIEN BTLV

POURQUOI UN TEL RECUL DE LA NATALITE ?

Toutes les études réalisées sur les principales causes du recul de la natalité démontrent un recul de l’âge du premier enfant. Les études sont plus longues, l’entrée dans la vie professionnelle et la stabilisation du couple arrivent plus tard. Le premier enfant est donc souvent envisagé à un âge plus élevé, ce qui réduit mécaniquement la période pendant laquelle d’autres enfants peuvent suivre.

L’un des points les plus remarquable est le coût économique des enfants. Logement, garde, alimentation, études, loisirs… Dans de nombreux pays, avoir un enfant représente une charge importante. L’incertitude professionnelle, le prix de l’immobilier et la difficulté à accéder à un logement suffisamment grand peuvent conduire à repousser une naissance ou à limiter le nombre d’enfants.

Par ailleurs, la transformation de la place des femmes est autre des facteurs du recul de la natalité. L’accès massif des femmes aux études et à l’emploi est l’une des grandes transformations démographiques des dernières décennies. Lorsque la maternité entraîne une forte pénalité professionnelle ou lorsque la garde des enfants est difficile, le nombre d’enfants tend à diminuer.

L’accès à la contraception et la maîtrise de la fécondité y sont aussi pour beaucoup. Les couples peuvent aujourd’hui beaucoup mieux choisir le moment où ils souhaitent avoir un enfant et le nombre d’enfants désiré. La baisse des grossesses non planifiées participe donc également à la diminution de la fécondité.

VISUEL PHILIPPE GUILLEMANT

LE COUPLE MOINS STABLE QU’IL Y A 50 ANS

La diminution du nombre de couples stables ou leur formation plus tardive est également à prendre en compte. Dans de nombreux pays, on se met en couple plus tard, on se marie moins ou plus tard et les séparations sont plus fréquentes. Or une partie importante des projets d’enfants reste liée à l’existence d’une relation jugée suffisamment stable.

La réussite professionnelle, les voyages, les loisirs, l’autonomie et le développement personnel occupent davantage de place qu’autrefois. L’enfant n’est plus nécessairement considéré comme une étape obligatoire de l’existence. Certaines personnes souhaitent également rester sans enfant. C’est particulièrement visible dans des pays comme la Corée du Sud ou le Japon : longues journées de travail, coût de l’éducation, logement et répartition encore très inégale des tâches domestiques peuvent rendre la parentalité particulièrement contraignante.

Enfin, l’incertitude face à l’avenir est importante dans la décision de ne pas faire d’enfant. Crises économiques, guerres, difficultés de logement, précarité professionnelle et, chez certains jeunes adultes, inquiétudes environnementales peuvent conduire à différer le projet d’enfant. Pour ne rien manquer de l’actualité du mystère, inscrivez-vous à la newsletter btlv.

Bob Bellanca (rédaction btlv source Phys.org – @illustration home page @btlv via adobe stock)

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