Encelade, la sixième plus grande lune de Saturne, a été mise en avant comme un lieu prometteur pour la recherche de signes de vie extraterrestre, offrant un monde relativement proche de la Terre pour de telles investigations.
Encelade, un monde gelé, partage des caractéristiques avec Europe, une des lunes de Jupiter, et il est envisagé qu’il abrite un océan d’eau liquide. Cette eau pourrait potentiellement soutenir la vie extraterrestre, même si elle reste invisible à l’heure actuelle, cachée sous la surface glacée de cette lune.
La sonde Cassini de la NASA avait révélé en 2005 qu’Encelade éjectait de l’eau de son océan à travers de puissants geysers, émanant de fissures sur sa surface. Lors d’un survol de ces geysers, la sonde a pu analyser l’eau et a détecté des molécules organiques intéressantes, y compris des composés qui pourraient être des précurseurs d’acides aminés.
Vingt ans après ces découvertes, une réévaluation des données a montré qu’Encelade possède une diversité de molécules organiques plus importante que ce qui était précédemment estimé. Cette diversité moléculaire a été confirmée comme provenant de l’intérieur de la lune et non de l’extérieur. Nozair Khawaja, chercheur à l’Université de Stuttgart et à la Freie Universität Berlin, a souligné que les molécules organiques identifiées dans les données de Cassini pourraient être liées à des composés ayant une pertinence pour l’habitabilité de la lune.
Ces découvertes soutiennent l’idée que le système solaire pourrait être l’endroit idéal pour chercher des preuves de vie en dehors de la Terre. Le Dr Jorn Helbert de l’ESA a exprimé son accord, affirmant que la recherche de signes de vie sur Encelade rendrait les explorations au-delà du système solaire encore plus captivantes.
Il a également souligné que si la vie n’était pas trouvée sur Encelade, malgré les conditions propices, il faudrait reconsidérer la définition de l’habitabilité et la probabilité de l’émergence de la vie sur des mondes similaires. Pour ne rien manquer de l’actualité liée à l’espace, inscrivez-vous à la newsletter btlv.
Bob Bellanca (rédaction btlv source The Guardian – photo home page @NASA/JPL-Caltech/Space Science Institute)








