20 décembre 2020 — Noël sans un sapin, est-ce vraiment possible ? Cette ancienne tradition ancrée en France représente l’esprit de fête mais certaines interrogations sont nées sur les conséquences pour notre environnement. Entre sapin naturel et sapin artificiel, découvrez lequel est favorisé cette année pour des fêtes écolos.
Le sapin est un rite ancien qui, à l’origine, célèbre le solstice d’hiver, l’épicéa quant à lui, est l’arbre de l’enfantement et a toujours représenté le 24 décembre qui était le jour de renaissance du soleil pour l’hémisphère nord. Le côté chrétien est apparu au IVe siècle et Noël devient la fête de la nativité, puis en 1521 le sapin fut nommé « arbre de Noël » en Alsace, les illuminations, elles, remontent aux XVIIe siècle.
DES CHIFFRES CONCRETS
Une étude nommée « Kantar » a pu répertorié beaucoup de chiffres et de données. En 2019, les français ont acheté 6,9 millions de sapins dont 5,8 millions de sapins naturels. Donc 84 % des sapins provenaient de la nature contre 16 % artificiels. Mais 80 % des sapins naturels sont produits dans le pays.
Le coût moyen pour un arbre est de 27,2 euro alors qu’en 2010 il était de 23,2 euro. 2019 a donc rapporté 158,9 millions d’euro de chiffre d’affaire, le marché en donc en forte hausse avec le temps. Il permet aussi de créer de l’emploi avec 1 000 postes permanents mais aussi 5 000 postes saisonniers dans des régions parfois défavorisées.
DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX A CAUSE DU SAPIN DE NOËL ?
Les sapins de taille moyenne vivent entre 7 et 10 ans alors qu’il sert aux humains en période de fête uniquement une trentaine de jours. Nous devons tous rechercher un sapin naturel respectueux de l’environnement ou alors se pencher vers l’alternative des « faux » sapins.
L’AFSNN, L’Association Française du Sapin de Noël Naturel, produit des sapins naturels français « raisonnée et contrôlée ». Des sapins qui sont cultivés en France et qui s’étendent particulièrement dans le Morvan (Bourgogne) et en Franche-Comté (environ 5 000 ha en France sur 52 départements).
Parmi les sapins, on retrouve plusieurs variétés sur le marché : Nobilis, Pungens, Omorika… Mais le plus vendu et le préféré des français est le Nordmann, il détient plus de 78,3 % des parts de marché en volume. Le très connu Epicéa est de moins en moins acheté (18,6 % du marché) alors qu’il est cultivé pour l’occasion et n’entraine pas de déforestation. Mais il a été délaissé pour son plus gros inconvénient, la perte de ses aiguilles au bout de seulement deux semaines voir moins.
Contrairement aux vigoureux Nordmann qui est d’après l’AFSNN « l’espèce la plus achetée par les Français en raison de son beau vert luisant, de ses aiguilles souples qui ne piquent pas et surtout qui restent longtemps sur l’arbre ». Mais sa production se fait principalement dans les pays de l’Est et du Danemark donc des conditions inconnues.
Au niveau écologie, les pesticides utilisés par certains agriculteurs, comme le diazinon, sont comme un poison pour les oiseaux, les poissons mais aussi les êtres humains. S’il pleut, les pesticides s’infiltrent dans le sol puis contaminent la nappe phréatique. Le point positif est que la culture des sapins peut rendre plus stable les sols grâce à un système racinaire, qui lui peut continuer des milliers d’années. Les sols deviennent avec le temps moins lisses et plus perméables, ce qui empêche le ruissellement et donc les inondations ainsi que les glissements de terrain.
On peut finalement conclure qu’il y a de nombreux avantages et d’inconvénients pour les sapins naturels. Certaines solutions alternatives pourraient être mise en place pour que leur culture soit écologique. Pour l’achat d’un sapin, pensez donc à privilégier un achat local et qui sera sûrement plus respectueux pour l’environnement.
Morgane Nenert (rédaction btlv.fr)





