21 octobre 2020 – Notre conscience serait extra-neuronale pour certains ; générée par le cerveau d’après certains neuroscientifiques. Ces derniers émettent la thèse d’une conscience élaborée à partir de nos perceptions sensorielles. Une approche différente est proposée par un généticien moléculaire, une conscience basée sur un phénomène physique : la création d’un champ d’énergie par le cerveau.
Le généticien, John McFadden de la faculté de la santé et des sciences médicales (université publique anglaise de Surrey), se questionne : « Comment la matière cérébrale prend-elle conscience et parvient-elle à penser ? »
Dans un article de Neuroscience of Consciousness il envisage un dualisme relation matière/énergie plutôt que non-matière/âme. La conscience serait pour lui une manifestation physique qui exclut l’âme « spirituelle ».
McFadden pense que l’activation des neurones crée des ondes électromagnétiques qui expliqueraient le fait d’être conscient. En effet, les ondes électriques émises par les neurones se propageraient à travers le cerveau et seraient à l’origine de notre conscience.
Il explique : « c’est un mystère qui a été médité par des philosophes, des théologiens, des mystiques et des gens ordinaires pendant des millénaires. Je crois que ce mystère a maintenant été résolu, et que la conscience est l’expérience de nerfs qui se connectent au champ électromagnétique autogénéré du cerveau pour conduire ce que nous appelons le « libre arbitre » et nos actions volontaires ».
DES ROBOTS BIENTÔT CONSCIENTS ?
La théorie de John McFadden – si elle est prouvée – pourrait faire envisager que les robots pourraient avoir des sensations et des émotions comme nous autres, humains. En effet, si notre conscience est artificielle, pourquoi ne pas tente de la recréer dans des machines ?
Souvenez-vous du robot dans le film « Short Circuit » (1986) qui devient conscient après avoir été frappé par la foudre. Si McFadden voit vrai, on ne serait pas loin de pouvoir rendre les machines conscientes. Pour lui, il suffirait de reconstituer le champ d’ondes électriques que nous avons dans notre cerveau puis le placer dans un robot afin que ce dernier ait un minium de conscience.
COMMENT UN SIGNAL ELECTRIQUE PEUT CRÉER LA CONSCIENCE ?
La théorie « théorie du champ d’information électromagnétique conscient » de McFadden serait scientifiquement observable. Quand les neurones sont activés, un signal électrique les traverse et une onde électromagnétique, si petite soit-elle, est propagée dans les tissus proches. Cette onde contiendrait les mêmes informations que celles contenues dans les signaux nerveux. Ce signal n’est pas du registre de la science-fiction. Même s’il n’a pas été considéré comme important pour le fonctionnement cognitif, ce champ informationnel est mesuré habituellement par les EEG (électroencéphalogrammes) et les MEG (magnétoencéphalographies).
D’après McFadden la richesse de ces ondes et ces signaux en eux-mêmes seraient à la base de notre conscience. Note libre arbitre en serait donc dépendant. D’ailleurs, le physicien Rolf Landauer qui avait travaillé pour IBM disait : « l’information est physique ».
McFadden précise sa théorie en disant que « l’idée que le siège de la conscience est simplement le champ électromagnétique du cerveau peut initialement sembler bizarre, mais n’est pas plus extraordinaire que l’affirmation selon laquelle le siège de la conscience est la matière du cerveau ». Il explique que les informations contenues dans les neurones seraient unifiées dans ce champ d’énergie. C’est pourquoi nous aurions une lecture possible, facile et consciente de notre environnement.
S’il a raison, nous pourrions nous demander quelles conséquences ont, sur notre conscience, les ondes de nos téléphones ou par exemple le Wifi. Si la conscience est une boule électromagnétique, est-elle influencée par les ondes extérieures ? Et puisque certains médicaments modifient la transmission chimique au sein des connexions nerveuses et donc aussi l’information diffusée par les neurones, les traitements allopathiques influencent-ils notre libre arbitre ?
Thierry Penin (rédaction btlv.fr)





