Pour la première fois, une femme a été guérie du VIH

16 février 2022

16 février 2022 – Des scientifiques ont annoncé mardi lors d’une Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes à Denver, Colo avoir guéri une femme du VIH. C’est le troisième patient atteint qui ne présente plus aucun signe de l’infection, et la première femme.

Les chercheurs ont utilisé du sang de cordon, une technique bien moins invasive qu’une greffe.

Bien qu’il existe des traitements permettant de vivre avec le VIH, aucun pour le moment permet de guérir complètement du virus.

DIFFÉRENCE ENTRE LE VIH ET LE SIDA

Quand on est atteint du VIH, on ne développe pas forcément le Sida par la suite. Mais quand on a le Sida, cela veut dire que nous sommes forcément infectés par le VIH.

Le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) est ce qui mène vers le syndrome de l’immunodéficience acquise, le Sida.

Le VIH attaque le système immunitaire, censé protéger le corps des maladies et des infections. En l’absence de traitement antirétroviraux, les défenses immunitaires chutent et l’infection évolue vers le stade Sida.

Le sida est l’étape où les globules blancs ne sont plus en capacité de défendre le corps et les maladies opportunistes apparaissent. Les personnes atteintes, sans traitement, finissent par décéder d’épuisement et à cause de ces maladies.

UN PAS VERS LA GUÉRISON POUR TOUS

Les deux patients précédents qui se sont remis complètement du virus étaient tous deux des hommes caucasiens. Ils avaient bénéficié d’une greffe de moelle osseuse. Mais une transplantation de ce genre n’est pas l’idéal. C’est en effet risqué et invasif. De plus il est nécessaire que le donneur et le receveur soit proche génétiquement. Du fait que la plupart des donneurs soient des descendants des nord-européens, seules des personnes présentant les mêmes caractéristiques peuvent être éligibles. Les deux hommes avaient eu des effets secondaires douloureux plusieurs mois après la greffe.

Ici « le fait que la patiente soit métisse et une femme, c’est vraiment très important sur le plan scientifique et vraiment important pour l’impact de la communauté », explique le Dr Steven Deeks, expert du VIH à l’Université de Californie à San Francisco. L’américaine, qui avait été diagnostiquée en 2013, a bénéficié d’une transplantation du sang de cordon. Cette technique permet de traiter davantage de personnes, peu importe leur origine.

Les cellules contenues dans le sang du cordon s’adaptent plus facilement à leur environnement, ce qui diminue les risques de rejet et les effets secondaires.

Les chercheurs lui ont également donné du sang d’un proche pour booster temporairement son système immunitaire le temps de la transplantation. 14 mois plus tard, l’américaine ne présentait aucun signe de VIH dans les tests sanguins, ni d’anticorps correspondants au virus.

Noémie Perrin (rédaction btlv.fr Source The New York Times)

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