7 juillet 2023 – Celui que l’on appele l’homme de Flores fut découvert sur une île d’Indonésie pour la première fois dans une grotte en 2003.
Les fossiles de l’homme de Florès furent trouvés dans la grotte de Liang Bua sur l’île de Florès. Datés d’environ 95 000 à 17 000 ans avant notre ère, ils contiennent un crâne partiel, une mandibule, des dents et des os du corps. Après une analyse approfondie, les archéologues ont déterminé que l’individu, très probablement une femme, avait une tête anormalement petite et mesurait 1m06 au maximum.
Sa découverte a remis en question notre compréhension de l’évolution humaine. On pense généralement que les hominidés de grande taille ont évolué à partir d’ancêtres plus petits, mais l’homme de Florès semblait être une espèce distincte qui aurait évolué en une petite taille. Cette adaptation insulaire est connue sous le nom de « nanisme insulaire ».
UN SUJET À CONTROVERSES
Depuis, cette découverte est devenue le sujet de nombreuses controverses et débats notamment sur son origine et sa relation avec les autres espèces humaines. Certains chercheurs ont avancé l’idée qu’il s’agissait d’une espèce distincte dérivée d’Homo erectus, tandis que d’autres pensent qu’elle correspondrait à une population d’Homo sapiens présentant des traits pathologiques tels que le nanisme.
Malgré toutes ces controverses et grâce à l’intelligence artificielle, le visage de cet ancêtre humain perdu depuis longtemps, a été minutieusement recréé à partir de restes fossiles.

L’homme de Florès tel que l’intelligence le voit / Crédit image Cicéron Moraes
L’APPEL À L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Afin de redonner vie aux anciens habitants de Flores, une équipe d’experts a utilisé un logiciel spécial pour créer une approximation de ce à quoi ils auraient pu ressembler. L’étude a combiné des scans de tomographie par ordinateur (CT) de crânes réels avec des scans de chimpanzés pour créer une image complète du visage car les fossiles eux-mêmes étaient incomplets.
« Nous avons déformé [les deux] pour les adapter à la structure du crâne de H. floresiensis et interpolé les données pour avoir une idée de ce à quoi pourrait ressembler le visage du hobbit]», a déclaré le co-chercheur Cicero Moraes à Live Science .
« Le crâne de hobbit est presque complet, il manque de petites parties dans la région de la glabelle (ndlr : la partie du front directement entre les sourcils) et de l’os nasal, mais heureusement, il a été possible de les concevoir à l’aide d’une déformation anatomique ».
La reproduction à partir de fossiles incomplets est un sujet que nous aborderons avec Pierre-Alexandre Ponant le 24 juillet dans l’émission « Et si nous ne descendions pas du singe ? »
Quoi qu’il en soit, l’homme de Florès représente une découverte majeure dans le domaine de l’anthropologie et continue de susciter des recherches et des débats sur l’évolution humaine et la diversité de nos ancêtres.
Bob Bellanca (rédaction btlv.fr Source Livescience)





