Brian Lacki, astronome associé à la Breakthrough Listen Initiative, a partagé des réflexions fascinantes sur l’univers. Selon lui, il pourrait abonder en milliards d‘intelligences extraterrestres (IET).
Cette hypothèse pourrait, d’après lui, fournir une explication à l’existence de galaxies actives émettant des ondes radio sur de très grandes distances. Ces galaxies, surnommées « radio-brillantes », émettent des signaux radio d’une grande intensité. L’astronome a publié récemment une série de trois articles préliminaires, encore non soumis à l’évaluation d’experts.
Le professeur d’astronomie de Harvard a répondu à nos questions
Il y avance que les galaxies émettant des technosignatures (signes de technologie extraterrestre) pourraient indiquer la présence de nombreuses métasociétés (sociétés extraterrestres) diffusant des signaux radio. Son idée principale est que les civilisations extraterrestres pourraient être peu communes, mais une fois qu’une civilisation atteint un certain niveau technologique, elle est encline à s’étendre ou à se répandre dans sa galaxie.
Dans son premier article, Brian Lacki a écrit que si les voyages interstellaires et les migrations sont réalisables, les extraterrestres se distinguent des phénomènes astrophysiques connus car ils peuvent se reproduire. Cette capacité de reproduction pourrait accroître les anomalies de l’histoire à une échelle galactique.
Le scientifique suggère également qu’il est tout à fait possible qu’une galaxie ne contienne pas d’extraterrestres, tandis qu’une autre, similaire sur le plan astrophysique, pourrait avoir des milliards de planètes habitables. Une approche qui justifie l’études des technosignatures des galaxies, qui pourraient avoir des modes de diffusion très variés. Brian Lacki propose de se concentrer sur l’émission radio de groupes entiers de galaxies plutôt que sur la recherche de civilisations individuelles. Cette approche pourrait permettre de mieux comprendre la distribution des technosignatures dans l’univers.
Il a expliqué que si une partie de ces galaxies reçoit beaucoup de signaux radio, elles apparaîtront comme des « radiogalaxies » brillantes. En connaissant le nombre de galaxies à différents niveaux de flux radio, il serait possible d’établir des limites au nombre de ces « radiogalaxies artificielles ».
Quelle que soit la méthode choisie, il est crucial de disposer d’un cadre solide pour orienter les recherches. C’est une étape essentielle pour tenter de répondre à la question de savoir si nous sommes seuls dans l’univers ou s’il existe d’autres formes de vie intelligente. Pour ne rien manquer de l’actualité liée à la recherche de la vie extraterrestre, inscrivez-vous à la newsletter btlv.
Valentin Rican (rédaction btlv source Futurism – photo home page @btlv)







