25 janvier 2023 – Le télescope spatial James Webb (JWST) a détecté des molécules de glace contenant les éléments constitutifs de la vie. Elles se trouvent dans un nuage moléculaire interstellaire. Selon l’étude publiée le 23 janvier dans la revue Nature Astronomy, les mesures indiquaient moins 263 degrés Celsius.
POUPONNIÈRE GALACTIQUE
Ces nuages contiennent toutes les molécules nécessaires à la formation des étoiles et des planètes, et pas n’importe lesquelles, des planètes habitables, comme la Terre. L’équipe de chercheurs s’est appuyée sur la caméra infrarouge du JWST afin d’en savoir plus sur un nuage moléculaire appelé Chameleon I, situé à environ 500 années-lumière de notre planète.
Les scientifiques ont ainsi répertorié des molécules congelées comme le soufre carbonyle, l’ammoniac, le méthane, le méthanol et d’autres encore. Ces particules constitueront un jour le noyau brulant d’une étoile en devenir, mais aussi des futures exoplanètes. Ce qui intéresse particulièrement les chercheurs est COHNS. Sous ce com se cachent des éléments constitutifs des mondes habitables : le carbone, l’oxygène, l’hydrogène, l’azote et le soufre.
« Ces observations ouvrent une nouvelle fenêtre sur les voies de formation des molécules simples et complexes qui sont nécessaires pour fabriquer les éléments constitutifs de la vie » a déclaré Melissa McClure, auteure principale de l’étude et astronome à l’observatoire de Leiden aux Pays-Bas, dans un communiqué.
CASSE-TÊTE INTERSTELLAIRE
Les scientifiques ont reçu les premières images en juillet 2022. Ils se sont aidés de la lumière des étoiles se trouvant derrière le nuage moléculaire. Lorsque celle-ci brillait dans notre direction, elle était absorbée par la poussière et les molécules de Chameleon I.
Les chercheurs ont ensuite comparé les schémas obtenus avec ceux connus en laboratoire. Ils ont ainsi découvert des molécules plus complexes, pour le moment non-identifiées. L’étude a également permis de révéler que des molécules complexes pouvaient se former dans les nuages, avant d’être utilisées par les étoiles en croissance.
« Notre identification de molécules organiques complexes, comme le méthanol et potentiellement l’éthanol, suggère également que les nombreux systèmes stellaires et planétaires se développant dans ce nuage particulier hériteront de molécules dans un chimique avancé » a précisé Will Rocha, co-auteur de l’étude et astronome à l’observatoire de Leiden, dans le communiqué.
Image d’accueil : nuage de molécules de gaz / © NASA, ESA, CSA, and M. Zamani (ESA/Webb)
Noémie Perrin (rédaction btlv.fr Source Nature Astronomy)





