20 décembre 2023 – Une étude récente met en lumière la capacité exceptionnelle des méditants expérimentés à moduler volontairement leur état de conscience pendant la méditation, sans utiliser de drogues. Cette modulation résulte en la création d’un vide momentané de conscience, provoqué par une modulation à grande échelle de l’activité cérébrale.
Les circonstances dans lesquelles un être humain peut perdre conscience sont souvent liées à une anesthésie, une commotion cérébrale, une intoxication, une épilepsie ou une convulsion. La question est de savoir s’il est possible de provoquer une perte de conscience sans l’utilisation de substances psychotropes.
LE PHÉNOMÈNE DE CESSATION
Les écritures anciennes, datant de plus de deux mille ans, décrivent un phénomène extraordinaire appelé “cessation” qui peut survenir lors d’une méditation intensive. Les méditants expérimentent une brève perte de conscience lors de cet événement, suivie de changements significatifs dans leur fonctionnement mental, tels qu’une profonde émotion mentale et une clarté perceptuelle.

Crédit photo @btlv
Matthew Sacchet, chercheur soutenu par la Fondation BIAL, en collaboration avec des chercheurs d’Australie, des Pays-Bas et des États-Unis, a mené une étude de cas intensive sur ce phénomène. Ils ont recruté un méditant expert capable de provoquer plusieurs cessations lors de séances de méditation répétées. L’approche neurophénoménologique a permis de relier les expériences subjectives du méditant aux données objectives de neuroimagerie, ouvrant ainsi la voie à une meilleure compréhension de la modulation de l’état de conscience.
Ces résultats ouvrent la porte à des études plus approfondies sur la capacité des méditants à moduler leur état de conscience, en utilisant des méthodes neuroscientifiques et d’autres approches empiriques.
LES BIENFAITS DE LA MÉDITATION
La méditation favorise le bien-être mental en réduisant le stress et l’anxiété. Elle peut aider à calmer l’esprit et à améliorer la concentration. Des études montrent que la méditation stimule le cerveau en favorisant la croissance de la matière grise, ce qui peut améliorer les fonctions cognitives. D’autre part, la méditation peut aider à réduire la perception de la douleur, ce qui en fait une pratique utile pour ceux qui souffrent de douleurs chroniques.
Elle peut avoir des effets positifs sur la santé, y compris la gestion de l’hypertension, la réduction de la fatigue, et elle peut contribuer à la prévention des maladies.
Pratiquée régulièrement, la méditation peut augmenter l’occurrence de sensations positives et aider à gérer les émotions négatives, ce qui peut améliorer la qualité de vie.
Elle favorise aussi le silence intérieur, aidant ainsi le corps à mettre en place ses propres mécanismes de bien-être et d’équilibrage.
Bob Bellanca (rédaction btlv Source Fondation Bial)





