L’objet connu sous le nom de 3I/ATLAS et révélé pour la première fois le 1er juillet dernier selon de nouvelles données spectroscopiques, montrer des signes d’une « signature de production industrielle ».
D’après certains astronomes qui observent l’objet, il pourrait être construit artificiellement. Découvert par le Système d’alerte d’impact terrestre d’astéroïdes (ATLAS), l’objet affiche un diamètre estimé à 19 kilomètres, et se dirige vers notre système solaire interne à une vitesse de 244 000 km/h.
Si de nombreux scientifiques pensent que 3I/ATLAS est probablement une comète, d’autres, comme le professeur Avi Loeb de Harvard, soutiennent qu’il pourrait en réalité être sous le contrôle d’une intelligence extraterrestre. Une théorie déjà affichée par le chercheur lors du passage de Oumuamua en 2017.
UNE ANOMALIE VISIBLE CHEZ 3I/ATLAS
Une nouvelle étude analysant les données spectroscopiques enregistrées par le Very Large Telescope (VLT) a mis en évidence une anomalie particulière dans le panache de gaz entourant l’objet. 3I/ATLAS semble contenir du nickel, mais pas de fer, ce qui selon Avi Loeb, est une substance que l’on s’attendrait normalement à trouver dans la production industrielle d’alliages de nickel.
« Les comètes naturelles présentent généralement du fer et du nickel simultanément, car ces deux éléments sont produits ensemble dans les éjectas des explosions de supernovas », a-t-il écrit.

Crédit image @ESA / Hubble / NASA / ESO / M. Kornmesser
« Cette anomalie est-elle un autre indice d’une possible origine technologique de 3I/ATLAS ? Il est suggèré une formation chimique via le canal nickel-carbonyle, une possibilité extrêmement rare et exotique chez les comètes, alors qu’il s’agit d’une technologie standard pour le raffinage industriel du nickel. »
3I/ATLAS A-T-IL ETE CONSTRUIT ARTIFICIELLEMENT ?
Comme il l’a rappelé sur btlv, lors de l’émission que nous lui avions consacré, ces objets interstellaires affichent des comportements et des structures inhabituelles pour des comètes : « D’un côté, je serais ravi si 3I/ATLAS s’avérait être une comète riche en CO₂, ce qui impliquerait que l’humanité n’est pas menacée par la technologie extraterrestre…Mais d’un autre côté, l’humanité a désespérément besoin d’un signal d’alarme pour éviter l’autodestruction » a-t-il écrit. Pour ne rien manquer de l’actualité liée à l’espace, inscrivez-vous à la newsletter btlv.
Bob Bellanca (rédaction btlv source Avi Loeb – Photo home page @ESA / Hubble / NASA / ESO / M. Kornmesser)







