Espace : une femme de nationalité française n’y était pas retournée depuis 25 ans

17 février 2026

Sophie Adenot a pris ses quartiers samedi, avec deux Américains et un Russe, dans la Station spatiale internationale (ISS) pour une mission d’environ huit mois qui marque le retour d’une Française dans l’espace après 25 ans.

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Un immense sourire aux lèvres, l’astronaute de 43 ans est entrée la première dans l’ISS vers 22H30 GMT, un peu plus de deux heures après l’amarrage du vaisseau qui l’y a amenée aux côtés des Américains Jessica Meir, 48 ans, et Jack Hathaway, 43 ans, et du Russe Andreï Fediaïev, 44 ans.

Il aura fallu quelque 34 heures à l’équipage baptisé Crew-12 pour rejoindre la Station spatiale internationale, située à 400 kilomètres de la Terre, depuis le lancement de leur vaisseau par une fusée SpaceX à Cap Canaveral, en Floride, vendredi.

“Ce fut un voyage intense mais très amusant”, a commenté Sophie Adenot au terme de la retransmission en direct par la Nasa. “La première fois que nous avons regardé la Terre, nous avons été époustouflés. La Terre est tellement belle vue d’en haut. Littéralement, on ne voit aucune ligne, aucune frontière.”

Elle et ses équipiers devaient ensuite suivre un briefing de sécurité avec l’Américain Christopher Williams et les Russes Sergueï Koud-Svertchkov et Sergueï Mikaïev, présents dans l’ISS depuis fin novembre.

UNE GRANDE PREMIÈRE DANS L’ESPACE

Ingénieure de formation et ancienne pilote d’essai, elle est la 84e femme à aller dans l’espace mais seulement la deuxième Française, après la pionnière Claudie Haigneré en 1996 et 2001.

Un peu plus tôt, l’astronaute français Thomas Pesquet, qui a relancé l’intérêt du grand public lors de deux séjours dans l’ISS en 2016-2017 et en 2021, lui avait souhaité, sur X également, “la bienvenue dans l’espace”.

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Liste des Français ayant effectué des missions dans l’espace à bord des différentes stations

Crédit photo : AFP

DE NOMBREUX FRANCAIS AU RENDEZ-VOUS

PPlPPlus tôt dans la semaine avant son départ, en France, plusieurs centaines de personnes ont suivi le premier vol de Sophie Adenot à la cité des sciences de Paris et à la Cité de l’espace à Toulouse (sud-ouest), fief de l’agence spatiale française (le Centre national d’études spatiales ou Cnes).

Dans l’une des salles prévues pour accueillir le public, devant un écran géant, plusieurs dizaines de personnes de tous les âges suivent les derniers préparatifs au décollage à Cap Canaveral, en Floride, de Sophie Adenot, première française dans l’espace depuis 25 ans, et de deux astronautes américaines et un russe, vers la Station spatiale internationale (ISS).

Quelque 3.000 personnes s’étaient inscrites pour assister à l’événement, selon la Cité de l’espace, qui a fait projeter sur plusieurs écrans, dans des salles ou à l’air libre, les préparatifs puis le décollage lui-même.

“On est là pour Sophie, pour assister à l’émotion et l’intensité du décollage” : au milieu de la foule, Frédérique Rossignol, 68 ans, tente de ne pas perdre de vue sa petite-fille Romane, 5 ans.

“On va regarder le décollage et après on va à la Cité des petits”, précise la fillette, bien au courant du programme, faisant allusion à la fête de la Cité de l’espace offrant des animations et des décors adaptés aux enfants de 4 à 8 ans.

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Infographie présentant une sélection de modules de la Station spatiale internationale (ISS)

Crédit photo : AFP

L’OBJECTIF DE CETTE MISSION ?

Occupée en permanence depuis 25 ans, l’ISS constitue un laboratoire scientifique sans pareil mais aussi l’un des derniers espaces de coopération internationale entre Occidentaux et Russes.

Cette aventure collaborative est néanmoins appelée à prendre fin en 2030, quand la Station spatiale internationale sera mise à la retraite, ouvrant la voie à la privatisation de ce domaine.

En attendant, les agences spatiales entendent profiter au maximum de ce laboratoire unique. Lors de sa mission, Sophie Adenot participera à plus de 200 expériences scientifiques.

Ces dernières porteront sur la microgravité, pour étudier notamment ses effets à long terme sur le corps humain, mais aussi sur l’environnement spatial.

La Française testera par exemple EchoFinder, un système mis au point par le Cnes, qui doit permettre aux astronautes de réaliser des échographies en totale autonomie, grâce à l’intelligence artificielle et à la réalité augmentée.

Avec ses camarades, elle devrait rentrer sur Terre en octobre. Prochain lancement prévu pour la Nasa, celui d’astronautes autour de la Lune, dans le cadre de la mission Artémis 2, au plus tôt en mars. Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter.

Valentin Rican (rédaction btlv via AFP – photo home page @AFP)

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