2 août 2021 – C’est une découverte qu’on ne s’attend pas à faire en plein désert, et pourtant des archéologues ont découvert dans la région de Jouf en Arabie Saoudite, les restes fossilisés d’une baleine qui s’est éteinte il y a 37 millions d’années.
Si la découverte d’un fossile de baleine en plein désert peut sembler étrange, il faut savoir que l’endroit où a été retrouvé le fossile a une longue histoire. C’est une zone montagneuse et rocheuse qui appartient à la période priabonienne, connue sous le nom d’ère de l’Éocène supérieur, qui remonte à 37 millions d’années et qui aurait eu autrefois un environnement marin. De fait, cette découverte permet de mettre en lumière la répartition géographique des anciens mammifères marins dans le nord-ouest de l’Arabie Saoudite. Le spécimen était une baleine de petite taille d’environ trois mètres de long, qui devait peser entre 500 et 600 kg de son vivant. Un spécimen rare si l’on en croit Iyad Zalmout, conseiller en paléontologie et géologie pour le Saudi Geological Survey (SGS) qui a déclaré que l’animal appartenait à une espèce rare de baleine archaïque classée dans la famille éteinte des archéocètes.
The discovery of the fossilized remains of an ancient whale that went extinct 37 million years ago in Saudi Arabia’s Jouf region has revealed secrets about the Kingdom’s geology and ancient marine environments.https://t.co/Cl2MEMkCom pic.twitter.com/qTaqP7QOzj
— Arab News Japan (@ArabNewsjp) July 6, 2021
En plus du squelette, les archéologues ont découvert un cimetière d’os de baleine fossilisés qui pourraient fournir des informations supplémentaires. Cette baleine est similaire en taille et en morphologie au squelette partiel d’une baleine trouvée en 1902 et plus tard en 1991 dans le désert occidental d’Égypte. L’endroit où la baleine a été découverte est connu pour avoir des niveaux élevés d’accumulation d’eau de pluie. De plus,le fossile lui-même provient de contreforts calcaires de craie bitumineuse et de marne. De ce fait, les déserts du royaume saoudien seraient susceptibles de contenir de nombreux autres fossiles de mammifères aquatiques, selon les scientifiques. Cette découverte n’est donc pas unique, mais elle a le mérite de par son ancienneté de pouvoir apporter des réponses sur l’origine des baleines.
Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)





