22 octobre 2021 – La quasi-totalité des études scientifiques sont d’accord sur le fait que les émissions de gaz à effet de serre produites par les humains sont à l’origine du dérèglement du climat. Le consensus scientifique sur cette question est donc désormais indiscutable.
Le dérèglement climatique frappe notre planète depuis maintenant plusieurs décennies, un phénomène qui serait essentiellement dû aux activités humaines. C’est ce que rappelait le dernier rapport du GIEC. Une réalité néanmoins contestée notamment par climato-sceptiques qui remettent en cause la responsabilité humaine vis-à-vis de ce phénomène. Néanmoins, afin de mettre en quelque sorte fin au débat une équipe de l’université Cornell à chercher à quantifier le consensus scientifique autour de cette question. Il en conclut que 99,99% des études scientifiques sont d’accord sur le fait que les émissions de gaz à effet de serre produites par les humains sont à l’origine du réchauffement climatique.
LA CONNEXION ENTRE LES ACTIVITÉS HUMAINE DÉRÈGLEMENT EST ÉTABLIE
Pour aboutir à ce pourcentage sans appel de 99,99%, les chercheurs ont analysé 3 000 études publiées dans des revues scientifiques. Ces études ont été choisies par randomisation, ce qui signifie qu’elles ont été tirées au sort conformément à la méthode scientifique afin de garantir l’absence de tout biais de sélection. De manière plus précise, les scientifiques ont effectué cette randomisation sur un total de 88 125 papiers publiés depuis 2012 et évoquant le climat. Ils ont ensuite utilisé un algorithme pour évaluer l’intégralité des 88 125 papiers climatiques publiés depuis 2012, afin de confirmer le consensus scientifique autour de cette question. Le constat est éloquent sur 88 215 papiers seulement 28 ne désigne pas l’humain comme responsable du dérèglement climatique. Par conséquent, cette étude permet d’attester sans le moindre doute qu’il y a un consensus scientifique sur l’origine humaine du dérèglement climatique qui est lié aux émissions de gaz à effet de serre produites par l’homme.
Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)





