27 septembre 2021 – La société Global Tel Link Corporation (GTL) a mis au point un système basé sur la réalité virtuelle qui pourrait être utilisé par exemple pour interagir avec une personne à l’extérieur de la prison et ainsi organiser des visites virtuelles.
L’entreprise Global Tel Link Corporation est connue comme étant le géant de la sous-traitance pénitentiaire et à ce titre elle gère une grande partie de l’industrie des communications dans les prisons. La technologie mise au point par l’entreprise est censée donner aux personnes incarcérées un avant-goût de la liberté grâce à la réalité virtuelle. L’idée est de pouvoir utiliser ce système pour interagir avec un deuxième utilisateur de réalité virtuelle à l’extérieur de la prison. De cette façon , il serait possible de remplacer les visites de prison en personne par la réalité virtuelle. Ce qui constituerait un certain avantage selon l’entreprise, notamment en matière de surveillance pénitentiaire puisque cela permettrait de mieux surveiller les communications entre le détenu et la personne à l’extérieur de la prison, souligne Global Tel Link.
UNE INNOVATION JUGÉE INTRUSIVE
Certaines personnes comme le technologue Cooper Quintin estiment cependant que cette technologie est non seulement intrusive mais aussi nocive pour les détenus et leurs proches. Selon lui “Le brevet de Global Tel Link pour remplacer les visites de prison en personne par la réalité virtuelle met à nu l’objectif ultime de l’entreprise de médiation de toutes les interactions entre les personnes incarcérées et le monde extérieur”. Il explique que la mise en place de ce type de processus en VR détruirait les rares moments de connexion physique entre les détenus et leurs proches à l’extérieur. Si l’usage de la réalité virtuelle dans le domaine de la prison n’est pas une nouveauté notamment pour préparer des détenus incarcérés depuis des décennies à leur nouvelle vie. En revanche, c’est la première fois qu’elle serait utilisée d’une manière qui clairement entrave davantage les libertés des détenus.
Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)





