25 mai 2022 – Des chercheurs ont récemment découvert l’un des plus grands ptérosaures jamais découvert en Amérique du Sud. Les paléontologues l’ont ainsi renommé le “dragon de la mort ». Au moment de la découverte, il n’était pas le seul. Un second se trouvait dans la même zone. Ils auraient vécu à la fin du crétacé, il y a environ 146 à 66 millions d’années.
Les fossiles ont été découverts lors d’un projet de construction. Le paléontologue Léonardo D. Ortiz David supervisait les fouilles. Il était accompagné de son équipe quand il est tombé sur des fragments de fossiles dans les montagnes de Mendoza. « Les fossiles étaient dans différents états de conservation, certains d’entre eux étaient complets, comme les humérus [gros os du bras], les syncarpiens [os du pied fusionnés] et les vertèbres dorsales. D’autres étaient fragmentés, notamment les phalanges [os des orteils], le cubitus, le radius [os de l’avant-bras], le fémur [os de la jambe supérieure] et le bassin ».

Représentation d’un ptérosaure © Wikipédia
Le premier mesurait environ 7 mètres de large tandis que le second en faisait 9 mètres. Les chercheurs ont précisé qu’il s’agissait d’azhdarchidés, un type de reptile de la famille des ptérosaures.
D’après les paléontologues, les deux volatiles seraient morts au même moment, alors que l’un d’eux n’avait pas encore terminé son développement. « Il n’y a aucune indication dans les restes fossiles d’un degré de relation parentale ». « Cependant, il peut être confirmé que les deux spécimens sont de tailles différentes, et que le plus petit est un juvénile subadulte, et qu’ils étaient ensemble lorsqu’ils sont morts il y a plus de 86 millions d’années » a expliqué Ortiz David.
LES FOUILLES DES PTÉROSAURES
Selon Ortiz David, les découvertes sont surprenantes car ils sont assez bien conservés malgré leur grande fragilité. En règle général, les chercheurs ne retrouvent que des fossiles en petits morceaux.

L’un des os de l’avant-bras d’un ptérosaure © Léonardo D. Ortiz David
Deux faits importants ont retenu l’attention des chercheurs. Tout d’abord, la taille de l’un des reptiles et leur état de conservation, ensuite le nombre de restes retrouvés.
Les fossiles sont actuellement conservés au Laboratoire et musée des dinosaures de l’Université nationale de Cuyo à Mendoza. Pour aider à préserver les spécimens des experts ont fait des moulages de ces fossiles qui sont exposés dans ce même musée.
Valentin Rican (rédaction bltv.fr Source Reuters)





