2 septembre 2020 – La médecine avait déjà prouvé que le venin d’abeille était utile pour lutter contre différents cancers, notamment celui du pancréas ou des ovaires. Une nouvelle étude australienne prouve qu’il est également utile dans les cas de cancer du sein « triple négatif ».
Les chercheurs de l’Institut de Recherche Médicale Harry Perkins, en Australie, se sont intéressés à la forme la plus agressive de cancer du sein connue à ce jour. Il est dit « triple négatif » et concerne à peu près 15 % des patientes. Celui-ci est très spécifique, car il peut réagir de deux manières différentes à la chimiothérapie : il peut y être très réceptif, ou bien, et cela concerne la moitié des cas, développer une résistance importante à ce traitement.
LE VENIN D’ABEILLE COMME TRAITEMENT
Puisque le venin d’abeille avait déjà fait ses preuves dans le domaine, les scientifiques ont renouvelé l’expérience. Après avoir prélevé le venin sur des abeilles, ils l’ont injecté dans les tumeurs à l’origine du cancer « triple négatif » de souris. Et le résultat, c’est le cas de le dire, ne s’est pas fait attendre : en l’espace de soixante minutes, 100 % des tumeurs ont été détruites. Il y a tout de même eu quelques effets décrits comme minimes sur les cellules saines.
L’agent à l’origine de la destruction est un oligopeptide du nom de mélittine, composant principal du venin d’abeille. Celui-ci créé des petits trous dans les cellules cancéreuses, ce qui entraîne leur destruction. Selon l’étude, il permettrait également de stopper la reproduction des cellules cancéreuses.
Le projet à présent serait de proposer ce traitement en plus de la chimiothérapie qui serait plus efficace grâce à l’oligopeptide. Qui plus est, les chercheurs expliquent que le peptide peut être synthétisé, ce qui implique que nous n’aurions pas besoin d’abeilles pour développer le traitement.
Margaux Naudin (rédaction btlv.fr)





