7 septembre 2021 – Mille tonnes. Une taille équivalente à celle d’un immeuble de sept étages. C’est le “Central Solenoid”. Ce gargantuesque aimant du futur réacteur de fusion nucléaire ITER arrive petit bout par petit bout à partir de ce jeudi 9 septembre 2021.
ITER, LE FUTUR DU NUCLÉAIRE ?
Ce projet rassemble 35 pays et cherche à fusionner l’hydrogène – comme au cœur du Soleil – afin de produire de l’énergie. Pour ses adeptes, la fusion nucléaire serait une énergie propre et quasi illimitée. Ses détracteurs en revanche, comme Greenpeace, y voient un “mirage scientifique” et “un gouffre financier”. Le budget d’ITER s’élève à 20 milliards d’euros, soit trois fois le budget initial.
COMMENT ÇA MARCHE ?
Le super-aimant sera au cœur d’une immense chambre magnétique, le réacteur à fusion tokamak, dans laquelle la température pourra atteindre 150 millions de degrés. À cette température, les atomes du plasma d’hydrogène entrent en collision et fusionnent en atomes d’hélium, plus lourds, dégageant ainsi une immense quantité d’énergie.
À QUOI SERT L’AIMANT ?
Les champs magnétiques permettent d’éviter que le plasma n’entre en contact avec les parois du réacteur et refroidisse. Problème : plus son volume augmente, plus il est compliqué de le stabiliser. Le “Central Solenoid” pourra produire un champ magnétique variable, jusqu’à 300 000 fois supérieur à celui de la Terre.
QUAND LE RÉACTEUR SERA-T-IL OPÉRATIONNEL ?
On prévoit les premières fusions de plasma dès 2026. Il faut attendre 2035 pour que ce réacteur, situé dans la commune de Saint-Paul-lès-Durance, tourne à plein régime. Mais attention : ITER est une machine expérimentale. Elle ne fonctionnera pas de manière continue et l’énergie produite ne sera pas convertie en électricité. Il faut attendre la construction d’une autre machine pour franchir cette étape.
Tom Hannane (rédaction btlv.fr)





